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Ligue des champions - PSG-Barça: Suarez-Cavani, le "Cannibale" a mangé le "Matador"

16 avril 2015, 06:42

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Ligue des champions - PSG-Barça: Suarez-Cavani, le "Cannibale" a mangé le "Matador"
Avant-centres de 28 ans nés à Salto en Uruguay, mais fortunes diverses mercredi: Luis Suarez a mis le Barça sur la voie des demi-finales d'un doublé chez le Paris SG (3-1) où Edinson Cavani rageait d'impuissance.
 
Les deux attaquants de la Celeste, qui vivent chacun dans l'ombre de joueurs hors norme, Messi et Ibrahimovic, étaient très attendus dans ce match de gala, pour des raisons très différentes. 
 
"Zlatan" suspendu, Cavani devait saisir sa chance. "Il sera dans la position axiale qu'il affectionne le plus, celle où il est sans doute le plus à l'aise", avait relevé Laurent Blanc mardi.
 
Et l'entraîneur de voir le profit tactique qu'il pouvait tirer du profil de l'Uruguayen: "On aura besoin aussi de lui dans le replacement défensif. Peut-être que la situation de demain, où on sera parfois obligé de reculer et d'être dans une position plus basse, peut l'avantager".
 
Il n'en a rien été. Le "Matador" a constamment été maté par ses cerbères, Piqué et Mascherano, et ne s'est procuré qu'une occasion nette, lorsque sa demi-volée qui filait au ras du poteau était détournée par Ter Stegen (69e), outre une reprise compliquée cette fois sans danger pour le gardien catalan (35e).
 
Sinon, rien. Il est vrai qu'il n'a pas été aidé par le mauvais dosage de Lavezzi dans son centre (23e) ou par le terrain gorgé d'eau qui ralentissait la balle sur une passe bien inspirée, cette fois, de l'Argentin (29e).
 
Et "Edi" s'est comme d'habitude battu, mais toujours avec ces quelques imprécisions techniques qui ralentissaient les combinaisons offensives, quand ce n'était pas un défenseur adverse qui venait contrer sa frappe, comme Piqué à l'issue d'un cafouillage (89e).
 
Tout Cavani ce mercredi était symbolisé par l'expression de son dépit manifesté après un duel perdu avec le même défenseur espagnol, sans vraiment le jouer (57e)...
 
Encore une chance ratée pour Cavani, qui n'aura pu gonfler sa belle statistique européenne (6 buts en 9 matches) et qui au match retour se retrouvera une nouvelle fois poussé sur une aile par "Ibra".

'Cannibale' assagi

Suarez non plus n'a pas eu tellement plus d'opportunités de briller. Mais il les a mises au fond. D'abord dans une action de classe en solo (67e) pour porter la marque à 2-0 après l'ouverture du score par Neymar (18e). Puis en passant David Luiz, très peu inspiré sur ce coup là, pour aller battre Sirigu d'une frappe enroulée (79e).
 
De quoi confirmer sa grand forme actuelle: Suarez en est désormais à 11 buts sur ses 11 derniers matches (18 en 33 rencontres sur la saison). Libéré depuis que, comme il l'a lui-même révélé, Messi l'a enjoint d'occuper l'axe.
 
Et l'Uruguayen aime décidément le PSG: c'est contre lui qu'il avait inscrit son premier but au Camp Nou, en décembre dernier en phase de groupes de C1 (3-1). Il faut dire qu'il sortait peu avant d'une longue suspension de quatre mois consécutive à sa fameuse morsure sur l'Italien Chiellini à la Coupe du monde.
 
Depuis, le "Cannibale" se tient à carreau. Il a connu une lente adaptation: entre fin octobre et fin décembre, il n'a marqué que trois buts en onze rencontres, se concentrant sur un rôle de remiseur et de passeur.
 
Et avec un Messi qui phagocyte l'efficacité de l'équipe, le meilleur buteur du Championnat d'Angleterre la saison dernière (31 buts avec Liverpool) savait qu'il ne serait plus LE buteur vedette, mais un attaquant derrière le premier rôle tenu par la "Puce". Mais qui n'oublie pas d'être efficace.

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