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« Je risque de perdre mon bébé »
Enceinte de trois mois, M. Savriacooty aurait été battue et aurait subi des sévices sexuels par quatre hommes le 30 janvier. Cela, sous les yeux de son époux, maîtrisé par un groupe de personnes armées. Transportée à l?hôpital Nehru dans un fourgon de police, M. Savriacooty sera examinée 24 heures après son agression par un médecin légiste. Ce dernier, mis au courant le lendemain du drame, confirmera que la victime a bel et bien été agressée sexuellement avec un objet.
M. Savriacooty, toujours en état de choc, craint à présent pour la vie du bébé qu?elle porte. Les yeux cernés, elle nous raconte son cauchemar. « C?est dur pour moi de vous raconter ce qui m?est arrivée. Mes agresseurs ont déchiré ma robe et ma culotte avant d?introduire une torche et leurs doigts dans mon vagin. Les habitants ont tout vu, mais personne ne m?a porté secours. » Assis à côté de son épouse, S. Savriacooty baisse la tête et laisse échapper : « Je n?ai rien pu faire pour aider ma femme. J?avais un couteau sous la gorge. Je ne cessais de dire à mes agresseurs que mon épouse était enceinte. »
Deux semaines après cette tragédie qui se serait produite en pleine rue à Rose-Belle, M. Savriacooty crie à l?injustice. « On n?agresse pas une femme comme cela en pleine rue. Après ce que j?ai vécu, le bébé que je porte risque d?en payer les conséquences. Lors de mon admission à l?hôpital, j?ai perdu du sang. Cela me fait penser à un accident de la route dont j?ai été victime il y a deux ans. » Elle explique qu?elle avait fait une perte à la suite de cet accident. « Une voiture avait heurté le véhicule de mon mari. J?avais fait une hémorragie. C?est là que j?ai perdu mon premier enfant. »
Une altercation avait eu lieu le 29 janvier entre les Manna et les Savriacooty à quelques mètres du domicile de ces derniers. Selon les Savriacooty, une voiture portant la plaque L (learner) et qui zigzaguait a failli les écraser. S. Savriacooty a informé l?époux de la conductrice qu?il n?était pas permis d?apprendre à conduire dans les environs, vu qu?il y avait eu un accident dans le passé. Mais leur maison est peu après saccagée par un groupe de personnes. Et un début d?incendie est même maîtrisé. Les Savriacooty auraient été interceptés par deux véhicules, avant d?être agressés, alors qu?ils se trouvaient à 500 mètres du poste de police de Rose-Belle où ils allaient consigner une déposition.
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