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Baie-du-Tombeau

Attaquée par des chiens, une habitante réclame une intervention urgente

11 octobre 2026, 09:30

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Attaquée par des chiens, une habitante réclame une intervention urgente

Depuis plusieurs semaines, la quiétude du voisinage de Saint-Malo, à Baie-du-Tombeau, est troublée. Le mardi 6 octobre, Nathalie de Ricquebourg, 62 ans, a été violemment attaquée par des chiens. Selon les riverains, tout a commencé avec l’installation d’une nouvelle locataire française, accompagnée de neuf chiens. Ces animaux aboieraient du matin au soir contre les passants, les autres animaux, les pêcheurs en mer et même les plaisanciers. Ils seraient aussi régulièrement laissés en liberté sur la plage, sans laisse, ni contrôle apparent. Ils s’y battraient entre eux et menaceraient les personnes et les animaux alentour. Le dialogue tenté par plusieurs voisins n’a rien changé.

Le samedi 3 octobre, les chiens se sont introduits dans la terrasse d’un voisin allemand pour s’en prendre à son chien. Le propriétaire, présent, a pu intervenir à temps. La police s’est rendue sur les lieux et aurait averti la propriétaire des conséquences auxquelles elle s’exposait si ses chiens continuaient à errer sur la plage. Cet avertissement n’aurait pas suffi. Le mardi 6 octobre, à 18 h 06, Nathalie de Ricquebourg constate que les neuf chiens sont de nouveau en liberté. Elle sort filmer les animaux pour transmettre les images aux autorités. Elle est alors soudainement et violemment attaquée. Alertée par ses cris, la propriétaire s’approche et la pousse dans sa cour pour la mettre à l’abri, apparemment dépassée par ses animaux.

La victime souffre de plusieurs blessures très graves, soignées à la Clinique du Nord. Le choc psychologique, lui, nécessite un accompagnement professionnel : depuis l’agression, les aboiements provoquent chez elle une forte angoisse. Les chiens ne se sont pas calmés pour autant. Ils se seraient aussitôt dirigés vers un autre voisin, qui se promenait sur la plage en famille, un bébé de huit mois dans les bras. À l’arrivée des chiens, cet homme a dû confier précipitamment l’enfant à son épouse avant de se réfugier dans la mer pour leur échapper.

Inquiétude et insécurité

Les incidents se répètent, surtout en soirée, entre 17 h et 22 h. Les riverains disent vivre désormais dans un climat permanent d’inquiétude et d’insécurité. Nathalie de Ricquebourg tient à le souligner : il ne s’agit ni d’un simple différend de voisinage, ni d’une opposition à la présence d’animaux domestiques, mais d’un véritable problème de sécurité publique, qui exige une intervention urgente. La liberté de posséder des animaux, insistet-elle, ne saurait s’exercer au détriment de la sécurité, de l’intégrité physique et de la tranquillité d’autrui.

Les habitants demandent aux autorités d’intervenir sans délai pour évaluer le danger que représentent ces animaux, faire respecter les obligations liées à leur détention et garantir la sécurité des usagers de la plage. La victime précise qu’elle dispose de vidéos documentant les incidents des 3 et 6 octobre, de photos de ses blessures et des documents médicaux. D’autres vidéos montreraient les chiens agressifs envers les animaux des voisins. Il ne devrait pas être nécessaire d’attendre une nouvelle victime pour agir : la sécurité des habitants doit demeurer une priorité absolue.

De son côté, Tinagaren Govindasami, directeur de la Mauritius Society for Animal Welfare (MSAW), a déclaré  : «J’ai appris la nouvelle et j’ai déjà dit à la dame quelles sont les mesures que la MSAW prendra.» L’organisation a déjà été informée, preuves à l’appui. Une déposition a été enregistrée à la station de police de Baie-du-Tombeau le 7 octobre, et une Form 58 a été délivrée, la victime ayant subi des agressions physiques.

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