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Ligue des champions finale
Les duels du match
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Ligue des champions finale
Les duels du match
La finale tant attendue de la Ligue des champions, qui opposera ce soir, Arsenal au Paris Saint-Germain à Budapest, s’annonce comme un choc de styles classique. Arsenal affiche le meilleur bilan défensif de la compétition, ayant encaissé moins de buts (six) et réalisé plus de clean sheets (neuf) que n’importe quelle autre équipe. La grande question est toutefois de savoir si les hommes de Mikel Arteta seront capables de contenir l’une des équipes les plus talentueuses de l’histoire du football européen en matière d’attaque.
Le PSG a déjà inscrit 44 buts depuis le début de son parcours vers la Puskas Arena et, compte tenu de la façon dont il a démantelé la brillante défense de l’Inter lors de la finale de l’année dernière à Munich, le champion en titre est sans conteste le favori de cette rencontre face à un club qui n’a encore jamais remporté la Ligue des champions.
Arsenal, éternel dauphin de Premier League, aborde toutefois la rencontre en pleine confiance : les Gunners ont prouvé leur valeur en mettant fin à 22 ans de disette, et ils arrivent en Hongrie sans pression, invaincus dans la compétition. Tous les ingrédients sont réunis pour une finale captivante. Mais sur quels duels se jouera exactement l’issue de la rencontre ?
Saka VS Mendes
Ce match s’annonce comme un véritable spectacle. Si la saison de Bukayo Saka n’a pas été particulièrement brillante – en raison notamment des blessures –, l’attaque d’Arsenal change de dimension lorsque son «Starboy» est à son meilleur niveau.
Outre son indéniable talent, deux qualités le rendent indispensable aux Gunners : son audace, qui l’incite à défier les défenseurs sans hésiter, et sa solidité défensive, qui lui a déjà valu d’être aligné comme ailier défensif, voire arrière latéral. Peu de joueurs sont donc mieux armés pour à la fois mettre Nuno Mendes en difficulté et contenir sa menace offensive. Reste à savoir si Saka réussira ce double défi.
Mendes est, de loin, le meilleur arrière gauche du monde – comme il l’a une nouvelle fois prouvé en demi-finale de la Ligue des champions contre le Bayern. Michael Olise a d’abord causé des problèmes à Mendes à Paris, mais le Portugais a fini par maîtriser le Français et l’a complètement neutralisé au retour.
Saka pourra certes se rappeler avoir marqué au retour l’an passé, mais le Portugais a globalement dominé l’Anglais sur l’ensemble de la double confrontation. Si Nuno Mendes confirme ce samedi, Arsenal risque de peiner à trouver le chemin des filets.
Kvaratskhelia VS Timber
Au moment où nous écrivons ces lignes, l’incertitude persiste quant à la participation de Jurrien Timber à la finale. Une chose est sûre : Arsenal a plus que jamais besoin du Néerlandais, car il incarne leur meilleur – voire unique – atout pour contenir Khvicha Kvaratskhelia.
L’ancien Napolitain est l’une des principales raisons pour lesquelles le PSG n’est plus qu’à une victoire de devenir le premier club depuis le Real Madrid à conserver son titre en Ligue des champions. Arrivé lors du mercato d’hiver 2025, il a été déterminant dans le premier sacre des Parisiens et brille encore davantage cette saison.
Surnommé «Kvaradona» – même par Luis Enrique – l’international géorgien a déjà inscrit ou fait marquer lors de sept rencontres à élimination directe consécutives, une série historique en C1. Freiner sa lancée pour un huitième match paraît un défi immense, même si Timber, finalement aligné, est prêt à le contenir. L’international néerlandais est à l’arrêt depuis mars, et l’imaginer tenir plus d’une heure face à un ailier aussi technique et travailleur paraît optimiste. Même en cas de feu vert, la question se poserait : qui faire entrer ?
Le problème, c’est que l’absence de Ben White, toujours blessé, contraint les Gunners à envisager des solutions de fortune : aligner un axial comme Cristhian Mosquera ou même un milieu défensif comme Martin Zubimendi pour contenir l’homme en forme du moment.
Comme l’a reconnu Ray Parlour avant la finale : «Kvaratskhelia est l’un des meilleurs joueurs que j’ai vus depuis longtemps, donc ce sera intéressant de voir ce qu’Arteta va faire [au poste d’arrière droit]. Je n’en ai vraiment aucune idée. Je veux dire, ça va être sa principale pré-occupation, ça ne fait aucun doute.»
Dans ce contexte, on peut s’attendre à voir Bukayo Saka redoubler d’efforts défensifs pour épauler celui qui aura la lourde tâche de contenir «le George Best géorgien».
Trossad VS Zaire-Emery
Le PSG doit également composer avec un doute persistant concernant la condition physique de son arrière droit, Achraf Hakimi, toujours ennuyé par la même blessure aux ischio-jambiers, subie en fin de match aller contre le Bayern. Le Marocain n’a pas pris part au match amical interne la semaine dernière et, selon L’Équipe, il est désormais très peu probable qu’il soit titulaire samedi.
Son absence serait un coup dur pour Luis Enrique, car le latéral marocain, aussi à l’aise en phase offensive qu’en phase défensive, est un maillon essentiel du jeu parisien. En cas de forfait confirmé, Warren Zaire-Emery devrait à nouveau dépanner à droite de la défense.
Malgré quelques flottements face à l’imposant Luis Díaz, l’international français s’est globalement bien débrouillé pour contenir le Colombien tout en apportant le sursaut offensif dès que l’occasion se présentait.
Quoi qu’il en soit, Leandro Trossard devrait se réjouir de croiser un milieu de terrain de 20 ans plutôt que l’un des meilleurs arrières droits du circuit.
Dembélé face aux défenseurs d’Arsenal
Tout comme Hakimi, Dembélé n’a pas pris part au match amical interne du PSG la semaine dernière, mais, contrairement au latéral marocain, l’attaquant français se dit «à 100 % de ses capacités» pour la finale. «Je vais très bien. J’ai eu une petite frayeur contre le Paris FC, mais je vais bien», a-t-il confié à RMC Sport après avoir été remplacé en début de match lors du derby du 17 mai en raison d’un problème musculaire. «J’ai connu tellement de petites frayeurs ou de blessures graves au cours de ma carrière, que ce soit ici au PSG ou même avant, que j’ai simplement préféré m’arrêter et surtout ne prendre aucun risque, surtout à l’approche de la finale.»
Si l’attaquant est bien à 100 %, ce n’est pas une bonne nouvelle pour Arsenal : il avait été décisif lors de la demi-finale retour de la saison passée, marquant l’unique but à l’Emirates avant de servir Hakimi pour le deuxième but au Parc des Princes (2-1).
Toutefois, si un duo défensif peut contenir Dembélé – pièce maîtresse de la fluidité offensive parisienne –, c’est bien celui formé par William Saliba et Gabriel Magalhães. Leur complicité s’est renforcée au fil de la saison, et c’est l’une des raisons pour lesquelles Arsenal est resté imbattable en Ligue des champions.
Leurs styles se complètent à merveille : l’élégance, la vitesse et le sang-froid de Saliba répondent à l’agressivité, à la puissance et à la science des duels de Gabriel. Si ce duo, souvent présenté comme le meilleur du moment, parvient à museler le Ballon d’Or en titre, Arsenal pourra alors nourrir de réelles ambitions de créer la surprise face au PSG.
Rice contre Vitinha :
Après avoir mené Arsenal au titre de champion de Premier League et à sa première finale de Ligue des champions depuis 2006, Declan Rice est présenté comme un candidat potentiel au Ballon d’Or, d’autant plus qu’il évoluera au sein d’une équipe d’Angleterre très attendue lors de la Coupe du monde qui se tiendra cet été en Amérique du Nord.
Pour tant, avant de prétendre au trône de meilleur joueur, l’international anglais doit d’abord démontrer qu’il est le numéro un au milieu de terrain – un statut actuellement revendiqué par l’un de ses futurs adversaires, Vitinha.
Le Portugais, certes moins endurant et moins athlétique que l’Anglais, se distingue par sa grande intelligence de jeu, sa vision périphérique et une palette de passes nettement supérieure.
Le défi est d’autant plus grand que Vitinha n’est qu’un élément du trio moteur concocté par Luis Enrique : João Neves et Fabián Ruiz, tout aussi exceptionnels, complètent ce dispositif. Ces dix-huit derniers mois, seul le Bayern Munich a réussi à dominer ce trio.
Rice aborde ce défi avec son enthousiasme habituel, mais il ne bénéficie pas d’un effectif de soutien aussi solide. Arteta doit ainsi faire un choix crucial : lancer le jeune et frais Myles Lewis-Skelly ou maintenir un Zubimendi visiblement fatigué, tout en espérant que le capitaine Martin Odegaard, absent lors des deux demi-finales perdues contre le PSG la saison passée, élève enfin son niveau de jeu.
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