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Val de Vie: Du bruit avant même sa naissance
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Val de Vie: Du bruit avant même sa naissance
Val de Vie Event Garden devait (re) mettre Phoenix sur la carte des lieux de spectacles. Mais deux habitants de la localité ont porté plainte, la veille du Festival Noulesa, vendredi dernier. Faisons le tour de la propriété de Val de Vie, avec le gérant, Vishal Dayal.
L’impression de tomber dans un trou. Un lieu éloigné des habitations. Pour se rendre à Val de Vie Event Garden, il faut entrer dans la zone industrielle de Phoenix, non loin de l’immense dortoir rouge de la Compagnie Mauricienne de Textile. Et suivre la route jusqu’aux champs de canne.
Sur place, Vishal Dayal, le gérant explique qu’il a «met lamé», l’année dernière vers juin – juillet. Début d’un projet d’aménagement d’un terrain de trois arpents. Quand on est à Val de Vie, la sensation d’isolement est accentuée par les propos du gérant : «mo péna vwazin. Je ne comprends pas ce qui a pu se passer dans le cas du festival Noulesa». Ce festival devait être la première manifestation à se tenir au Val de Vie Event Garden.
Le terrain comporte 200 places de parking et une marquise transparente pouvant accueillir des mariages, fêtes d’entreprises, soiréescorporate et autres réceptions.«Le mois prochain, les réservations seront ouvertes pour les mariages», avance-t-il.
Sauf que l’impression d’isolement est fausse. Coup d’œil à l’horizon. On distingue un lieu de culte qui se dresse au-dessus de la plaine. Tout comme une antenne relais de téléphone. Deux signes que des activités humaines ne sont pas loin. Mais une fois qu’on a fait le tour des «karo kann», les maisons s’enchaînent. Celles de Valentina. Et celles d’un morcellement. En ligne droite, Val de Vie est dans l’axe de ce morcellement. Est-ce que la puissance de la sono a aussi voyagé en ligne droite ? Selon Sameer Sobratee, président du Mouvement civique de Valentina, la réponse serait oui.
Ces lieux privés de spectacles
J&J Auditorium
Spectacles organisés par l’État, oui. Spectacles de promoteurs privés, non. Depuis janvier 2018, la mairie de Vacoas-Phoenix n’accorde plus d’autorisation pour la tenue de spectacles grands publics au J&J Auditorium. Cela à cause des embouteillages, les soirs de grosse foule. Mais des concerts, comme par exemple celui du Soweto Gospel Choir, organisé par le centre Nelson Mandela pour la culture africaine ont pu s’y tenir.
La Citadelle
Finie l’époque où La Citadelle était un haut lieu des rendez-vous culturels. Des organisateurs avaient même réussi à couvrir le fort d’une marquise, pour protéger les spectateurs des intempéries. Mais des habitants de Vallée-Pitot ont protesté contre le tapage nocturne. Dans un premier temps, les autorités ont imposé aux organisateurs de spectacle de mettre fin aux concerts et spectacles à 22 heures précises. Jusqu’à ce que les organisateurs jettent l’éponge.
Domaine Les Pailles
Le All-nite Concert du Festival International Kreol s’est attiré les foudres d’habitants de Pailles. Ils se sont plaints d’être dérangés par le tapage nocturne. Face à ces protestations, le ministère du Tourisme, avait déménagé vers un terrain aux Salines. Depuis, le concert a été régionalisé.
Stade Anjalay
En 2012, il est question de couvrir la piste synthétique du stade Anjalay, ainsi que la pelouse. De sorte que l’on puisse y organiser des spectacles, sans abîmer l’infrastructure sportive. Une dotation budgétaire de Rs 40 millions avait été prévue pour cela. Mais l’appel d’offres a été annulé. Dans le cas du stade Anjalay, c’est un bout du parking qui est loué à des organisateurs de soirées. Une interdiction d’organiser des spectacles frappe également les autres stades.
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