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Détournement présumé dans un commerce religieux

Un couple arrêté puis libéré sous caution

10 juin 2026, 17:45

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Un couple arrêté puis libéré sous caution

Photo d'illustration.

Une enquête policière sur un présumé détournement de fonds de plusieurs millions de roupies au préjudice d'un commerce spécialisé dans les articles religieux a connu un nouveau développement cette semaine. Un homme de 46 ans et son épouse de 45 ans ont été interrogés par les enquêteurs de la Criminal Investigation Division du Nord avant d'être relâchés.

L'affaire remonte à une plainte déposée en avril par le propriétaire d'une boutique d'articles religieux située à Port-Louis. L'homme d'affaires, âgé de 61 ans, soupçonnait certains de ses employés d'avoir participé à des transactions frauduleuses sur une période de plusieurs années. Les soupçons ont commencé à émerger lorsqu'un sac contenant divers articles religieux a été découvert dans des circonstances jugées suspectes. Les explications fournies à l'époque par l'un des employés concernés n'auraient pas convaincu l'employeur.

Poursuivant ses vérifications, le commerçant aurait ensuite obtenu des documents bancaires lui permettant de constater plusieurs opérations financières qu'il affirme n’avoir jamais autorisées. Ces vérifications auraient révélé l'encaissement de plusieurs chèques sur différentes périodes entre 2023 et 2025. Le préjudice financier allégué serait de Rs 4 à 5 millions. Le plaignant a remis aux enquêteurs des documents, notamment des copies de chèques et un relevé détaillé des transactions suspectes.

Mardi, les enquêteurs ont interrogé un couple habitant Rose-Hill. L'homme, qui fait l'objet d'une accusation provisoire de vol, a nié toute implication. Il a comparu devant la justice et a obtenu la liberté sous caution. Son épouse, également entendue dans le cadre de l'enquête, a aussi rejeté les allégations avant d'être autorisée à quitter les locaux de la police. Les enquêteurs soulignent que les objets ou sommes recherchés n'ont pas encore été récupérés et précisent que les lieux concernés ne sont pas équipés de caméras de surveillance, ce qui complique certaines vérifications.

L'enquête se poursuit pour élucider cette affaire présumée de fraude et détournement de fonds.

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