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Bloom – The Heart of Business
Remettre le cœur et l’intuition au service du business
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Bloom – The Heart of Business
Remettre le cœur et l’intuition au service du business
Sandrine Sumodhee (au centre, en bleu) après le premier programme de «networking» 100% entrepreneures «Rise & Connect», le 8 mars 2025. La troisième aura lieu ce samedi.
Sandrine Sumodhee, mentor business et stratège, est la fondatrice d’un mouvement qui redéfinit l’entrepreneuriat au féminin. Elle nous parle de Bloom —The Heart of Business, créé sur la base d’une conviction profonde – les femmes ne manquent pas de talent, elles manquent de permission –, de 20 ans d’expérience en stratégie d’entreprise et une observation lucide du paysage entrepreneurial à Maurice et ailleurs.
Sandrine Sumodhee est mentor business, forte de ses deux décennies d’expérience en stratégie. Elle a accompagné des organisations, analysé des marchés, construit des structures. Et au fil de ces années, un constat s’est imposé avec clarté : les outils existent, les femmes aussi. Ce qui fait défaut, c’est un espace conçu pour elles, qui tient compte de qui elles sont vraiment. Bloom – The Heart of Business est cet espace : mentorat, communauté et croissance, dédiés aux femmes entrepreneures et aux leaders conscientes. La mission de Bloom est claire : aider les femmes à démarrer ou à faire prospérer leur entreprise, à se reconnecter à leur puissance, à clarifier leur vision et à aligner leur croissance avec intention et structure. Bloom n’est pas un énième programme de coaching. C’est un mouvement. Un espace où les femmes peuvent se connecter, s’inspirer mutuellement et collaborer, parce que les femmes font du business différemment. Pas moins bien. Différemment.
«Les femmes peuvent tout aussi bien devenir millionnaires, influentes dans leur secteur, et surtout avoir de l’impact», affirme Sandrine avec une certitude tranquille. «Mais derrière l’entrepreneure, la leader, il y a aussi la femme. Et les femmes ont un auto-saboteur extrêmement puissant.» Sandrine ne généralise pas, elle observe depuis 20 ans.
Là où un homme prendra souvent une décision rapide et trouvera la solution ensuite, beaucoup de femmes vont d’abord douter, remettre en question leur légitimité, attendre d’être parfaitement prêtes avant d’agir. Or, dans le monde du business, attendre d’être prête peut coûter cher. À cela s’ajoute une réalité physiologique trop souvent ignorée dans le monde professionnel : les femmes fonctionnent avec des cycles différents, des fluctuations hormonales qui influencent l’énergie, la créativité, la prise de décision – que ce soit pendant une grossesse, à la ménopause, ou simplement au fil de chaque cycle lunaire. Ignorer cela, c’est demander à une femme de performer selon des standards qui n’ont pas été conçus pour elle.
Changer les clichés
Maurice avance vite, mais certaines idées reçues ont la peau dure. L’idée que les femmes ne créent que des «petits commerces», des activités accessoires à la vie de famille, des business de compensation plutôt que d’ambition.
«Il faut changer ces clichés pour être prise au sérieux», dit Sandrine. «Et surtout, il faut arrêter de parler d’entreprendre au féminin comme d’une catégorie à part. Un entrepreneur, c’est un entrepreneur – que ce soit un homme ou une femme.»
Ce qui manque encore, c’est la représentation. Des modèles visibles. Des femmes qui montrent publiquement que tout est possible, quel que soit l’âge ou le point de départ. Des femmes qui donnent aux autres femmes la permission d’essayer, de rater, de recommencer, et d’aller plus loin qu’elles ne se l’étaient jamais autorisé.
«La seule différence entre réussir et échouer, c’est de s’arrêter», rappelle Sandrine. Une phrase simple. Radicale dans sa clarté.
«Survival» vs «Blooming»: Le vrai choix
Le mode survie, c’est se battre pour des miettes, regarder les autres avec méfiance, croire que le succès des unes diminue les chances des autres. C’est la logique de la compétition à somme nulle, épuisante et stérile. Bloom propose une autre voie : la collaboration. Faire ensemble un gâteau plutôt que de se disputer un muffin ! Cette vision du business comme espace de cocréation plutôt que d’affrontement n’est pas naïve ou fleur bleue – elle est stratégique. Les femmes qui s’entraident avancent plus vite, plus loin, en faisant moins de dommages collatéraux.
Dans cet esprit, Bloom organise des espaces concrets de rencontre et de réseau. Rise & Connect, l’un de ses formats phares, est une réunion intentionnelle pour femmes entrepreneures conscientes. Pas un simple networking, une reconnexion à sa tribu. Son programme de mentorat, Becoming The Mastermind, va encore plus loin. Seul Mastermind pour femmes leaders à Maurice, il intègre des enseignements sur le mental, le corps et l’âme – parce que pour Sandrine Sumodhee, une entreprise ne peut pas croître plus que la conscience de celle qui la dirige. Et c’est là que ses 20 ans de stratégie prennent tout leur sens : elle ne sépare jamais la structure de la femme qui la porte.
Vision périphérique
Au cœur de la méthode Bloom : la vision. La grande vision. Non pas comme un exercice de visualisation vague, mais comme une ancre stratégique. Pour réussir, il faut se concentrer sur sa grande vision et sa zone de génie. Tout ce qui ne sert pas cet alignement est une distraction – et les distractions ont un coût. Laisser partir les clients qui épuisent, les offres qui ne font plus sens, les habitudes qui appartiennent à une version précédente de soi. Non par légèreté, mais par clarté. C’est le cœur du travail stratégique que Sandrine a pratiqué pendant deux décennies, appliqué maintenant à la réalité des femmes qui entreprennent.
C’est aussi une invitation à ne pas jouer petit par peur du regard des autres.
Bloom existe sur le terrain depuis deux ans, dans des salles où des femmes se regardent et se reconnaissent. Il existe en ligne, à travers une communauté qui échange, questionne, célèbre. Il existe dans les histoires de celles qui ont fait le saut dans l’entrepreneuriat – du doute chronique à la conviction agissante.
Sandrine Sumodhee ne promet pas de formule magique. Elle offre quelque chose de plus rare : un cadre rigoureux, une communauté authentique, et la permission – enfin – de prendre toute la place.
À Maurice, où l’entrepreneuriat féminin gagne en visibilité mais manque encore de structures d’accompagnement adaptées, Bloom change la question. Ne plus se demander «est-ce que je peux ?» mais «jusqu’où suis-je prête à aller ?»
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