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Pourquoi choisir Rampersad ?

4 juillet 2008, 20:00

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Il aurait pu être Jean Bruneau, Dev Jokhoo ou encore Mario Nobin, le nouveau commissaire de police. Mais c?est le nom de Dhun Iswar Rampersad qui est évoqué pour succéder à Ramanool Gopalsingh. C?est d?ailleurs lui qui a assumé l?intérimat durant les absences de Ramanooj Gopalsingh. Pourquoi ? Il semble que tout relève d?une question de confiance. Officieusement ? officiellement personne ne le confirme ? la raison principale du départ de Ramanooj Gopalsingh et son remplacement par Dhun Iswar Rampersad serait parce que le Premier ministre ferait confiance à l?un plus qu?à l?autre.

Selon certaines sources, la confiance dont jouissait l?ancien CP Gopalsingh auprès de Ramgoolam s?est effritée lorsque ce dernier s?est trop rapproché (ou avait été perçu comme s?étant trop rapproché) de l?ancien Premier ministre, Paul Bérenger. Et lorsque l?alliance MMM-MSM était au pouvoir, Dhun Iswar Rampersad, alors DCP, était perçu comme une victime de l?ancien régime. Est-ce là la clé de l?énigme ? En tout cas, il semble que ce lien entre les deux hommes s?est développé dès le premier mandat de Navin Ramgoolam.

Selon des informations glanées dans les milieux concernés, le PM avait alors proposé à Dhun Iswar Rampersad une promotion pour remplacer le commandant Reesaul à la Special Mobile Force après les émeutes de 1999. Mais il avait refusé la promotion.

<I>«Discret», «autoritaire», ce sont là les mots des policiers pour qualifier le nouveau CP.</I>

Pour Ramgoolam, qui voit souvent ? comme tout Premier ministre ? des opportunistes, l?action de Dhun Iswar Rampersad était le signe d?un grand homme : une personne qui refuse une promotion par principe ne peut être qu?intègre et donc digne de confiance. C?est d?ailleurs ainsi que le Premier ministre présente Dhun Iswar Rampersad : un homme digne de confiance. Ce n?est peut-être pas le seul attribut de Dhun Iswar Rampersad mais c?est celui qui l?a rendu plus engageant, du moins aux yeux de Navin Ramgoolam.

Les collègues et subordonnés de Rampersad ne seront peut-être pas du même avis. Mais leurs points de vue ne sont pas nécessairement contradictoires.

«Discret», «Autoritaire », ce sont un peu les mots qui reviennent dans la bouche des policiers que nous avons interrogés. Ils se plaignent tous du sens de la discipline que veut imposer le nouvel homme fort de la police. Le profil qui émerge, à la suite de nos entrevues avec eux, est celui d?un homme qui n?est pas nécessairement un visionnaire mais qui est un «doer». Une personne qui ne tolère pas les excuses et les justifications et qui s?attend que les ordres soient exécutés.

Né le 20 novembre 1951, Dhun Iswar Rampersad a fait l?école militaire en Inde. Cette expérience l?a, semble-t-il, marqué. Il a auparavant occupé un poste important à la National Intelligence Unit (NIU) sous le premier mandat de Navin Ramgoolam.

Il semble aussi que Dhun Iswar Rampersad ait aussi fait forte impression sur David Shattock, ancien conseiller du Premier ministre, qui en avait fait part à Ramgoolam. Plus important : Dhun Iswar Rampersad est un homme discret, qui aurait, selon ses proches, des «problèmes de communication» et qui se méfierait de gens qu?il ne connaît pas. Bref, toutes les qualités d?un homme qui va occuper une fonction d?une extrême importance mais qui va surtout lui conférer d?extrêmes pouvoirs.

Et puis qui d?autre nommer que celui qu?on ne craint pas et qui ne représente pas de menace ?

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