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Rapport sur le CPE : Le par c?ur, une erreur

9 avril 2008, 00:00

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Il y a eu progrès, mais aussi régression? Constat du Certificate of Primary Education (CPE) Report 2007, une analyse des copies d?élèves pour les examens de l?année dernière. Le rapport, rédigé par le Mauritius Examinations Syndicate (MES) met surtout en cause les leçons apprises par c?ur, le manque de créativité, la difficulté à raisonner, à interpréter afin de donner des réponses originales. Les problèmes notés les précédentes années n?ont toujours pas été corrigés. Ce qui se reflète sur le taux de réussite qui est passé de 67,9 % en 2006 à 66,2 % l?an dernier.

Si, pour l?anglais, la compréhension générale s?améliore légèrement, les écoliers ne parviennent toujours pas à écrire correctement des mots simples et à exprimer leurs idées. Et «plusieurs domaines demeurent problématiques» : l?emploi des conjugaisons et l?accord sujet-verbe. «L?influence de la syntaxe française et créole est également visible.» Beaucoup de candidats ont eu du mal à donner des réponses ayant un sens. Ils «manquent d?imagination pour développer une histoire qui va au-delà de la toile de fond et ne peuvent communiquer leurs idées correctement». «Presque toutes les histoires démarrent avec les mêmes mots». Les expressions apprises par c?ur créent des «phrases peu naturelles».

Au niveau du français, le MES estime que la performance est satisfaisante. Cependant, outre les faiblesses récurrentes (genre, accord, conjugaison, l?emploi des prépositions et syntaxe de base), les candidats ne se relisent pas. Il faut encourager les élèves à «apprendre à raisonner, à discuter et à justifier leurs réponses». Dans la rédaction, il ressort une fois de plus que les élèves ont «beaucoup de difficultés» à produire un texte long. Ils se laissent aller à la facilité en faisant des phrases courtes, sans trop d?imagination.

Si 72,3 % des candidats ont réussi en maths, il faut relativiser. Car 47 % ont obtenu un E ou ont été recalés. Plusieurs observations majeures sont faites : le manque d?attention et de réflexion s?est parfois avéré fatal. «Ils opèrent trop souvent à partir de mots clés et sont trop rigides dans la réflexion, ce qui produit une façon mécanique dans la façon de répondre.»

Légère amélioration en science. 34,3 % de garçons ont eu un A ou un A+ et 39,5 % chez les filles, ce qui est assez élevé. La difficulté a été «l?inaptitude d?écrire des mots en anglais». Beaucoup de réponses ont été apprises par c?ur sans que les enfants ne comprennent les concepts.

L?épreuve d?histoire-géographie s?est avérée plus difficile que prévu, avec une baisse significative (70 % contre 75,1% en 2006). «Cela est probablement dû à un apprentissage superficiel.» Le rapport met aussi en cause «les faiblesses en langue».

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