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Écoles pré-primaires

La CTSP entamera une grève de la faim le 16 septembre

20 août 2026, 14:00

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La CTSP entamera une grève de la faim le 16 septembre

■ Jane Ragoo, secrétaire de la CTSP, maintient la pression alors que les discussions sur l’avenir des écoles pré-primaires privées ont été reportées au 28 août. © Tony Fine

La tension monte autour de l’avenir de plusieurs écoles pré-primaires privées. Une réunion entre la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP), le ministère de l’Éducation et celui des Finances, qui devait se tenir hier, a été reportée au vendredi 28 août. Ce qui n’empêche pas la CTSP de maintenir la pression. Le syndicat a d’ores et déjà fixé au 16 septembre le début d’une grève de la faim.

Au cœur des préoccupations : la gratuité de l’éducation, les conditions de travail et le risque de fermeture de plusieurs établissements. Pour la CTSP, les garanties attendues se font toujours attendre et l’incertitude demeure. La secrétaire, Jane Ragoo, déplore la manière dont le report a été communiqué. «Nous avons obtenu un mail mardi soir nous informant que la rencontre d’aujourd’hui avait été renvoyée. La raison évoquée est que le ministère des Finances a besoin de temps pour étudier nos propositions.»

Une justification qu’elle dit ne pas comprendre, puisque cette réunion devait justement permettre d’examiner les propositions de la CTSP avec les ministères concernés. «Le ministère des Finances allait discuter avec le ministère de l’Éducation et voir si ce que nous proposons est faisable ou pas. Mais on a été pris de court», soutient-elle. Malgré ce contretemps, la CTSP compte être présente à la réunion du 28 août. «Nous avons laissé la place au dialogue, mais nous avons fixé la date pour notre grève de la faim. Ainsi, ce sera le 16 septembre», affirme Jane Ragoo.

Garanties écrites réclamées

La syndicaliste estime que les précédentes rencontres n’ont pas permis de faire avancer le dossier. Elle rappelle que la CTSP a déjà été invitée à présenter ses propositions, sans que celles-ci débouchent, selon elle, sur des avancées concrètes. Un comité technique avait même été mis sur pied afin de mieux comprendre les revendications. La CTSP veut désormais attendre les conclusions de la réunion du 28 août. Mais elle prévient qu’un délai supplémentaire pourrait être accordé aux autorités avant de passer à l’action. «Tant que nous ne voyons rien sur le papier, on ne peut rien dire», insiste Jane Ragoo. Pour la secrétaire de la CTSP, l’enjeu dépasse les seules négociations. Il concerne directement l’avenir de plusieurs écoles pré-primaires privées et, par ricochet, celui de leurs employés et des enfants qui y sont scolarisés. La confiance, elle, semble sérieusement entamée. «Nous avons perdu notre confiance en ce gouvernement», lâche Jane Ragoo. Le rendez-vous du 28 août s’annonce donc crucial. D’ici là, la menace d’une grève de la faim, elle, reste bien réelle.

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