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«Nou Lar Nou Lamizik»
«Forgotten Saints» : Emmanuel D’Offay revendique son africanité
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«Nou Lar Nou Lamizik»
«Forgotten Saints» : Emmanuel D’Offay revendique son africanité
À deux jours du vernissage de Forgotten Saints: A journey through sufferings to sacredness, le Centre Nelson Mandela s’apprête à accueillir une exposition qui revisite la mémoire de l’esclavage à travers le regard de l’artiste seychellois Emmanuel D’Offay. Pour Anouchka Massoudy, Events Management Officer au Nelson Mandela Centre for African Culture Trust Fund, cette exposition constitue une étape importante puisqu’il s’agit de la première exposition solo internationale accueillie par le centre. Au total, 47 œuvres, accompagnées d’éléments d’archives, seront présentées au public du 21 août au 20 septembre.
Face aux critiques sur sa légitimité à aborder l’histoire de l’esclavage en tant qu’artiste blanc aux yeux bleus, Emmanuel D’Offay assume pleinement sa démarche. «Je revendique mon africanité», affirme-t-il, expliquant que son travail est avant tout une quête personnelle autour de l’identité, de la mémoire et de la dignité humaine. L’artiste raconte que sa rencontre avec l’historien Tony Mathiot, en 1990, et la découverte d’un registre d’esclaves ont profondément changé son rapport à cette histoire. À travers ses portraits, il refuse de réduire les personnes esclavisées à leur seule souffrance. Les regards, les visages et les symboles africains occupent une place centrale dans son travail.
Avec Forgotten Saints, Emmanuel D’Offay interroge également la notion de sainteté. Pour lui, les hommes, femmes et enfants qui ont survécu aux violences de l’esclavage peuvent eux aussi être considérés comme des «saints», en raison de leur courage, de leur foi et de leur capacité à préserver leur humanité malgré les atrocités.
L’artiste souhaite surtout provoquer l’empathie chez le visiteur et l’amener à se questionner sur cette histoire, mais aussi sur l’identité et la transmission aux nouvelles générations.
«Nou Lar Nou Lamizik», Emmanuel D’Offay revient sur son parcours, son rapport à l’esclavage, les critiques auxquelles il a été confronté et le message qu’il souhaite transmettre à travers Forgotten Saints.
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