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Il y avait foule au Réduit?

14 mars 2008, 00:00

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«Ou fine ressi ?» «Oui. Mo pa ti sorti pu sa, me ena dimoune ki ena sans.» C?est ce que ce monsieur a «réussi», porté par la chance, c?est à se faire photographier, en compagnie de son épouse, sa fille, son gendre, son fils, sa belle-fille et ses petits-enfants, (en somme, toute sa famille), avec le Premier ministre. Content de lui, il comptait tenter sa chance auprès du président de la République. Après tout, c?est lui qui invitait. Dans les jardins du château du Réduit, hier, une grosse foule, la plus importante de ces dernières années, était réunie pour la Garden Party annuelle du président de la République.

Si certains ont été étonnés de voir le président et le premier ministre, accompagnés de leurs épouses, entrer d?un côté de la marquise et en sortir par un autre, et se sont même fendus d?un «incredible» pour qualifier la scène, d?autres, moins habitués peut-être à ce genre de cérémonial, en ont profité pour offrir aux deux hommes un bain de foule. Quelque chose d?un peu plus dans leurs habitudes? Un baiser, une tape sur l?épaule ou un remerciement. Quelques paroles pour remercier d?un service rendu ou d?une récompense. Des décorations que certains affichent tant ils sont fiers de les avoir reçus. Comme cette dame qui a travaillé dans un hôpital, qui en a reçu deux et ne se fait pas prier pour le dire à plusieurs reprises. Une de «chacha» et l?autre de «so garson Navin».

Des gens qui ont attendu plus d?une heure avant de pouvoir approcher le couple présidentiel et le Premier ministre. Qui en attendant, faute de mieux, ont vidé quelques verres et englouti quelques «gajacks». Qui n?ont pas hésité une seconde, ou alors une toute petite, avant de jeter tous leurs os de poulet derrière la marquise. A Réduit, hier, il fallait non seulement éviter les flaques de boue mais également les petits fours et les os de poulet. Les petites piques également. Comme celle d?un conseiller de ministre qui n?a profité de son auditoire d?hier que pour casser du sucre sur le dos d?un ministre. Arguant qu?en voulant «les» imiter dans l?organisation d?un grand «tam tam», ce dernier n?avait fait que piètre figure ne réussissant pas à attirer une foule aussi importante que la leur. Comme quoi même dans l?organisation de fête, les différents ministères se font la guerre.

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