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Le siège de la mosquée Rouge se poursuit

5 juillet 2007, 00:00

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Près de 700 étudiants radicaux de la mosquée Rouge d?Islamabad, assiégée par les autorités, se sont rendus hier mais des milliers se trouvent encore à l?intérieur du vaste complexe transformé en bastion de l?intégrisme radical.

Les autorités ont imposé dans la nuit de mardi à celle d?hier un couvre-feu permanent autour de la mosquée Rouge, où onze personnes ont été tuées dans des affrontements entre des étudiants radicaux et les forces de sécurité. Les autorités ont en outre ordonné aux étudiants de la mosquée de déposer leurs armes.

La mosquée Rouge (Lal Masjid), tenue par un mouvement islamiste radical comparable aux taliban afghans, est un complexe religieux formé d?une mosquée et d?une ?madrassa? (école coranique).

L?armée pakistanaise a encerclé le quartier de la mosquée. Alors que les tirs s?espacaient, les militaires ont acheminé peu avant l?aube 12 véhicules blindés équipés de mitrailleuses. L?électricité a été coupée dans le quartier, des rangées de fils de fer barbelés ont été déroulées et les journalistes ont été expulsés du secteur.

De nombreux étudiants ont accepté l?offre d?un laissez-passer et d?une somme de 5 000 roupies (environ 2 640 de nos roupies) et quitté la mosquée alors que l?heure limite d?une reddition était fixée à 8h00 GMT.

Près de 700 personnes, dont une centaine de femmes et de filles, ont quitté la mosquée mais il en resterait encore 5 000 à l?intérieur, ont estimé les autorités.

Opposition aux autorités

Les hommes qui se sont rendus ont été embarqués à bord de camions, tandis que femmes et enfants étaient relâchés.

Les violences ont éclaté avant-hier aux abords de la mosquée, devenue un bastion d?étudiants islamistes partisans d?une application stricte de la loi coranique, et qui s?opposent aux autorités depuis plusieurs mois.

Bon nombre de ces étudiants proviennent de régions où règne un conservatisme religieux strict près de la frontière afghane.

Les affrontements ont commencé quand 150 étudiants ont attaqué le poste de sécurité d?un bâtiment public près de la mosquée, y volant des armes et prenant quatre fonctionnaires en otage, a expliqué la police. Les policiers ont alors tiré des gaz lacrymogènes sur la mosquée afin de disperser les étudiants, avant de subir des tirs d?armes automatiques. Alors que les tirs duraient depuis plusieurs heures, les haut-parleurs de la mosquée ont lancé un appel aux attaques suicide.

Ces violences tombent particulièrement mal pour Musharraf, déjà confronté à une fronde des avocats et de l?opposition depuis qu?il a suspendu de ses fonctions, en mars, le président de la Cour suprême.

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