Publicité

Casernes centrales

Rs 170 millions de drogues détruites

11 septembre 2026, 11:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Un stock de drogues saisies au fil de plusieurs enquêtes policières est parti en fumée hier aux Casernes centrales. L’opération de destruction, menée par l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU), portait sur des substances estimées à Rs 170 128 222 sur le marché illicite.

L’exercice s’est déroulé en présence d’officiers du Forensic Science Laboratory, de l’Helicopter Squadron, du quartier général de l’ADSU et de la douane, ainsi que de plusieurs autres unités et postes de police concernés par les dossiers. Chaque pièce à conviction a été contrôlée et contrevérifiée avant destruction, afin de s’assurer qu’elle correspondait aux éléments consignés dans les dossiers et que les procédures requises avaient bien été respectées.

Selon l’assistant surintendant de police Roland Dabeesing, responsable de l’ADSU de Port-Louis, il s’agit de la deuxième destruction de ce type cette année, concernant près de 400 dossiers classés. «Les drogues saisies sont conservées comme pièces à conviction pendant toute la durée des procédures. Leur destruction ne peut intervenir qu’une fois les démarches judiciaires complétées et les autorisations nécessaires obtenues», a-t-il expliqué, citant notamment les affaires sans accusé identifié, celles où le suspect principal est décédé, ou encore les cas où la Cour ordonne la destruction des substances.

Le cannabis domine largement le stock détruit : 20 414 plants, représentant à eux seuls une valeur de Rs 102,07 millions, auxquels s’ajoutent de l’herbe, des graines et de la résine. L’héroïne constitue le deuxième poste le plus important, avec 4 427,363 grammes détruits pour une valeur de Rs 66,41 millions. Le lot comprend également des cannabinoïdes synthétiques et des comprimés psychotropes.

La valeur marchande a nettement progressé par rapport à la précédente opération : le 28 janvier, des drogues estimées à Rs 101,83 millions avaient été détruites au même endroit. La hausse atteint donc environ Rs 68,3 millions, soit près de 67 % en moins de huit mois – une évolution qui ne traduit pas nécessairement une hausse équivalente des quantités saisies, la street value variant selon la nature et la quantité des substances.

Pour l’ADSU, ces destructions marquent avant tout l’aboutissement d’un processus judiciaire et administratif, permettant de vider les dépôts des pièces devenues inutiles tout en empêchant leur remise en circulation. Derrière les chiffres, ce sont des années d’enquêtes et près de 400 affaires qui arrivent à leur dernière étape matérielle.

Publicité