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Deux Chinoises déboutées en justice
Deux Chinoises disant avoir été enlevées pour servir d?esclaves sexuelles à des soldats japonais durant la Seconde Guerre mondiale ont été déboutées hier, la Cour suprême du Japon ayant rejeté leur demande de dédommagement.
La plus haute juridiction nippone a confirmé une décision de justice prise en mars 2005 à Tokyo. Celle-ci reconnaissait que ces deux «femmes de réconfort» avaient été réduites à un état de servitude sexuelle mais rejetait leur demande d?indemnisation en faisant valoir que l?affaire avait été tranchée par un traité de paix conclu en 1952 par les deux pays.
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, actuellement à Washington pour des entretiens avec le président américain George Bush, avait suscité un mouvement d?indignation en Asie au mois de mars en niant toute preuve d?une implication directe du gouvernement ou de l?armée dans l?enlèvement des deux femmes. Abe a depuis lors présenté des excuses pour les souffrances qu?elles avaient endurées et a dit se conformer à une déclaration de 1993 reconnaissant une implication officielle du pays dans la création de maisons de passe pour militaires.
Selon de nombreux historiens, des milliers de femmes, en majorité asiatiques, ont dû travailler dans ces maisons.
Le jugement d?hier intervient dans un contexte de dégel diplomatique entre le Japon et la Chine. Abe s?est rendu à Pékin en octobre dernier et son homologue chinois Wen Jiabao a été reçu au Japon ce mois-ci.
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