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La suspension d?Antoine Harel des filiales de Harel Mallac ordonnée par la cour
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La suspension d?Antoine Harel des filiales de Harel Mallac ordonnée par la cour
Coup de théâtre au sein de Harel Mallac and Co. Ltd (HMCL). Antoine Harel a été suspendu comme gérant de la douzaine de sociétés contrôlant la compagnie. Ce changement intervient à peine deux mois après les secousses au sein de United Docks Ltd (UDL).
C?est l?avocat Maxime Sauzier qui a été nommé administrateur provisoire des douze sociétés ? y compris la Société Libra ? qui ont toutes leur siège dans le bâtiment de Harel Mallac, à la rue Edith Cavell, Port-Louis. Un ordre intérimaire en ce sens a été prononcé hier par le juge Paul Lam Shang Leen.
Antoine Harel a aussi été suspendu de ses pouvoirs comme membre du conseil d?administration de la société Libra. Cette suspension s?applique aussi à Antoine Louis Harel, et Michel Rivalland, autres directeurs de la compagnie, aussi bien que Jean Piat, homme de loi. Là aussi, Maxime Sauzier a été nommé comme administrateur provisoire de la société avec tous les pouvoirs du conseil d?administration.
<B>«Manque de transparence»
L?ordre du juge Lam Shang Leen survient quelques semaines après la Board Room Battle au sein de la direction de United Docks Ltd (UDL). Cette bataille menée par Horus Ltée, une compagnie privée, était motivée par ce que cette compagnie appelle la «mauvaise performance» de UDL et « le manque de transparence dans sa gestion».
UDL détient 100 % des actions dans UDL Investments Ltd (UDIL). UDIL détient, à son tour, toutes les actions dans United Docks (Overseas Investments) Ltd (UDOIL), qui contrôle 49,9 % des actions de la Société Libra. Le reste des actions de la Société Libra est détenu par la Société Pronema. La société Libra détient 53 % des actions dans onze sociétés. Ces sociétés, à leur tour, détiennent 100 % d?actions de la Société de Lerca. Et la Société de Lerca détient 50,5 % des actions de HMCL.
Depuis la dernière assemblée générale spéciale de UDL, Dominique Galéa, Alain Vallet et Cyril Mayer sont parmi les nouveaux directeurs. Selon un affidavit juré par Dominique Galéa, les anciens directeurs de UDL avaient approuvé une souscription par UDOIL de «parts sociales» dans la société Libra d?un montant de Rs 135 millions avec pour objectif de donner à UDL une action de 13,2 % du capital de HMCL.
<B>Violation des droits</B>
Cet investissement, à son avis, a été fait à la requête d?Antoine Harel qui cherchait des fonds pour consolider le contrôle de la Société Libra sur une douzaine d?autres sociétés en question, et indirectement sur HMCL. Les «parts sociales» de la Société Libra sont détenues par la Société Pronema et UDOIL.
Selon Dominique Galéa, la Société Pronema a été formée dans le but de consolider les intérêts, directs et indirects, de la famille d?Antoine Harel dans la Société Libra. Les nouveaux directeurs de UDIL et de UDOIL s?accordent à dire que le refus de Pronema d?accéder à leur requête d?être nommés sur le conseil d?administration de la Société Libra constitue une violation de leurs droits.
Selon Dominique Galéa, les droits des nouveaux directeurs de UDIL et de UDOIL doivent être protégés, y compris leur droit de nommer leurs représentants au conseil d?administration de HMCL et de nommer lui-même, Alain Vallet et Cyril Mayer comme directeurs de HMCL. Car des amendements ont été apportés au «pacte de sociétaires» pour leur interdire le droit d?être membres des conseils d?administration, de HMCL et d?autres sociétés contrôlant le groupe.
UDL, UDIL et UDOIL à travers Jaykar Gujadhur, avoué et Rishi Pursem, avocat, ont obtenu gain de cause en cour avec l?ordre intérimaire prononcé par le juge Paul Lam Shang Leen. L?affaire a été renvoyée au 27 décembre pour échange d?affidavits par les parties concernées.
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