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Leela Devi Dookun-Luchoomun député MSM

7 août 2006, 00:00

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Le consensus a été décidé à l?Assemblée nationale lors des débats sur les amendements à l?Aapravasi Ghat Trust Fund Act.

A-t-il été respecté ?

Vu que le sujet, celui de l?inscription de l?Aapravasi Ghat sur la liste du Patrimoine Mondial, est à mon avis un sujet que chaque Mauricien tient à c?ur, je pense que cela va de soi.

Les amendements proposés vont dans la bonne direction, c?est-à-dire s?assurer à ce que l?on garde le niveau requis par l?Unesco. Cela ne va pas être un travail facile. Il faudra une gestion scrupuleuse. L?Assemblée nationale était d?avis que les amendements étaient nécessaires d?où le consensus.

L?idée est de se positionner pour la concrétisation d?un indentured labour route sur le modèle de la Route de l?esclave dessinée par l?Unesco, car il ne faut pas oublier que le site a servi de centre régional et que des travailleurs indiens qui sont par la suite allés en Guyane ou en Afrique du Sud y ont transité.

En tant qu?ancienne ministre des Arts et de la Culture, comment accueillez-vous l?inscription de Maurice sur la liste du Patrimoine Mondial ?

C?est extraordinaire. Je crois que nous avons eu de la chance. Toute l?équipe a fait du bon travail, que ce soit au Mahatma Gandhi Institute ou à l?Aapravasi Ghat Trust Fund. N?oublions pas la contribution de l?ancien directeur, (NdlR : Prem Mahadeo). Quand j?étais à ce ministère, ce sont ces personnes ? là qui faisaient avancer le dosier. D?ailleurs, les commentaires reçus par l?Unesco lors de la soumission de notre dossier initial avaient été très favorables. L?Unesco avait dit que c?était l?un des dossiers les mieux préparés.

Que pensez-vous de l?action de l?actuel titulaire du poste ?

Il y a beaucoup à faire. Je vois que l?on a commencé à parler de tourisme culturel. Je crois que l?un des pas sera de figurer à la fois sur la Route de l?Esclave et celle du Travail engagé.

Quand j?occupais ce poste, nous avions pour projet de faire érioger des stèles de mémoires dans les îles de l?océan Indien. Des monuments situés en zone côtière, qui feraient face aux pays d?où sont venus leur population. Ces monuments existent déjà à Madagascar et à La Réunion. Nous avions aussi l?idée de créer des villages culturels où les visiteurs auraient pu revivre des périodes de l?histoire. Ces villages auraient été gérés par les habitants de la région, dans un esprit d?inclure les villageois et les faire participer au développement?Encore une fois, il y a beaucoup à faire.

Quelles contributions les Mauriciens d?ailleurs peuvent-ils apporter au secteur culturel ?

Tout Mauricien peut et se doit d?apporter sa contribution. La culture mauricienne est le résultat d?un métissage unique, il est du devoir de tout un chacun d?en faire la promotion. Dans le domaine musical par exemple, il y a beaucoup de choses à faire, au niveau des technologies et des moyens de production. L?Inde a fait appel à sa diaspora récemment. Nous devrions suivre cet exemple.

Propos recueillis par Aline Groëme

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