Publicité

Un collectif de santé pour les enfants défavorisés

25 mai 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Même les plus démunis ont droit à la santé. C’est en obéissant à ce leitmotiv que le Collectif de santé mai 2002, un regroupement de 41 associations, a été créé pour mener des actions auprès des familles ou d’enfants identifiés comme démunis dans la commune urbaine d’Antananarivo. “L’idée est venue en 2002 devant l’urgence, générée par une période de crise institutionnelle, de se rassembler pour permettre l’accès aux soins hospitaliers des plus démunis”, explique un membre, à l’Institut national de santé publique et communautaire de Befelatanana, pendant la présentation du Collectif.

L’objectif est de répondre aux urgences médicales graves touchant les personnes défavorisées, et de développer les possibilités d’hospitalisation en servant de relais aux organisations non gouvernementales (ONG) ayant des activités sociales. Cela, en vue de pallier la dégradation de l’état de santé de la population locale.

Jusqu’ici, le Collectif de santé mai 2002 a pu prendre en charge 2 293 personnes, dont 75 % d’enfants. “Les personnes qu’il a identifiées comme démunies et vivant dans la capitale s’avèrent être les premières bénéficiaires de nos services, fait savoir un responsable de l’association. Seules les pathologies aiguës sont concernées par cette prise en charge”, précise de son côté, un médecin affilié au regroupement.

Celui-ci assume entre 50 % à 70 % des frais hospitaliers. La part de l’ONG ou de l’association qui accompagne le malade varie de 25 % à 50 % des dépenses. Pour ce faire, le Collectif collabore avec le Centre hospitalier de Soavinandriana, le Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona, la maternité de Befelatanana et l’Institut Pasteur de Madagascar.

Quatre ans après sa création, ses membres au nombre de 41 dressent un bilan positif de leurs actions. Comme perspective, ils entendent apporter un appui technique à la mise en place d’un fonds d’équité national pour Madagascar. Une initiative louable.

<B>Les étudiants en grève durcissent le ton</B>

La tension monte à Ankatso. Les manifestants ont décidé de mener une grève plus animée hier pour durcir le ton. “Vous êtes invités à amener des équipements d’animation ainsi que votre uniforme”, explique Antonio Homsi, fervent leader des étudiants en médecine.

La première journée de grève organisée par les étudiants en médecine de mardi s’est déroulée comme prévu. Beaucoup d’entre eux se sont retrouvés sur l’esplanade dès 8h30 du matin pour unir leur voix dans les revendications. La manifestation a réuni des étudiants, munis de leur sacs à dos, occupant une partie de l’esplanade et n’attendant que l’appel des leaders du mouvement vers midi. “Notre venue ici prouve notre détermination. Mais nous craignons que cette grève ne durcisse et ait un impact grave sur notre programme”, explique Thierry, un étudiant en 1ère année de la faculté de médecine. Ils sont nombreux à subir les avertissements des enseignants chercheurs qui considèrent chaque jour de grève passé comme un cours dispensé.

Au sein des grévistes, des propositions de descente dans les rues fusaient de certains d’entre eux. “L’heure n’est pas opportune pour une telle action”, souligne Antonio Homsi qui attend encore une résolution positive à l’issue de la rencontre des responsables ministériels et universitaires demain.

<I>L’express de Madagascar</I>

Publicité