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Textile : le bambou est dans le coup
Déjà présent dans de nombreux domaines, le bambou connaît un essor fulgurant dans le textile. Cette fibre recyclable tire son épingle du jeu dans le marché très convoité des biofibres.
Le bambou occupe de nombreux espaces de notre quotidien. Nous le trouvons tout d’abord dans l’univers culturel de la civilisation orientale, au travers d’objets allant du cerf-volant aux bambous sculptés. Dans notre usage domestique, le bambou prend la forme de bols ou de plateaux. Dans l’espace culinaire, ce sont les pousses de bambou, riches en potassium et vitamine A, qui viennent délecter nos papilles. En médecine, nous le retrouvons tant en phytothérapie que dans les produits cosmétiques. Dans le domaine architectural, le bambou joue de ses formes et de sa résistance, pour fabriquer des ponts, de tuiles, ou tout simplement des objets de décoration. Nous le retrouvons aussi dans l’univers musical, au travers d’instruments aussi variés que des percussions, tambours et autres flûtes. Dans l’industrie, les échafaudages de bambou arborent les immeubles les plus modernes de Shanghai, que les hommes escaladent à la force des bras pour atteindre le 60e étage. Dans cet univers, il intervient tant dans la fortification du béton armé, que dans la fabrication du parquet.
Mais c’est sans doute dans le textile que le bambou connaît aujourd’hui sa plus grande révolution. Cette matière végétale au même titre que le lin ou le coton, a des caractéristiques particulièrement intéressantes. Avec sa faculté de développement de l’ordre d’un mètre par jour, cette plante fait partie des plus prolifiques. Tandis que les textiles écologiques sont souvent beiges et raides, cette fibre a un aspect doux, luisant comme la soie. Associée à un mélange de polyamide, elle apparaît satinée, rendant les couleurs éclatantes. De plus, elle possède des vertus naturelles originales : c’est une fibre respirante, antibactérienne, anti-UV et infroissable.
Toutes les marques ont été prises de “Bambou Mania”, de Hugo Boss à la ligne Black Label, jugeant que l’usage de cette fibre dans leurs créations, leur permet de conserver l’apparence du tissu, tout en étant bon pour la terre. Cette tendance de développement à base de fibres naturelles s’inscrit dans une véritable démarche durable. Ainsi, de nombreuses créations s’appuient sur ces fibres à base de pâte à bois, de polymères issus du maïs, de chanvre ou encore d’algues.
En 2005 la société Carrefour a lancé la distribution exclusive de mailles fabriquées à 100 % à base de bambou, suivie en 2006 par Leclerc, Cora, Casino et de nombreux autres. Les fibres végétales ou biofibres devraient avoir de beaux jours devant elles. Bientôt le look 100 % bio !
En attendant le plaisir de notre prochain échange, bons succès dans ce nouveau monde ! ”
<B>Bertrand LAZARE
Manager d’Operaction
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