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Ramgoolam : l?heure n?est pas aux jérémiades
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Ramgoolam : l?heure n?est pas aux jérémiades
Conférence de presse marathon du Premier ministre pour répliquer à ceux qui l?accusent de n?avoir pas su articuler la diplomatie économique alors que se profilent à l?horizon une réduction du prix du sucre exporté en Europe et un réaménagement sur le marché mondial du textile. Il en a profité pour exhorter les différents acteurs à ne pas céder au défaitisme.
Pour cet exercice à double volet, Navin Ramgoolam était entouré du ministre des Finances, Rama Sithanen, et d?Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie. Les deux viennent de rentrer d?une mission d?intense lobbying dans diverses capitales européennes.
« Ce n?est pas la première fois que Maurice passe par des difficultés économiques. Pa ler pou croiz lebra e plore?pa pran latitid defetist, montre ki nou ena rezilians kouma nou finn fer dan le pase », clame le chef du gouvernement. Il avait, auparavant, brossé un tableau de ce qui a été entrepris depuis le 20 janvier, quand il a appris que les choses se précisaient en ce qui concerne le montant des mesures d?accompagnement que l?Union européenne (UE) envisage de nous accorder dans le cadre de la refonte de sa politique agricole.
Navin Ramgoolam précise qu?il a, dès lors, écrit ou téléphoné à plusieurs personnalités, notamment aux chefs d?Etat ou de gouvernement de la France, du Royaume Uni, de l?Allemagne et aux principaux décideurs des institutions de l?UE.
Rama Sithanen et Arvin Boolell, dépêchés pour accentuer le lobby mauricien dans plusieurs capitales européennes, ont également fait part de leur mission. Les deux considèrent avoir obtenu une oreille attentive chez ceux qu?ils ont rencontrés.
<B>Optimisme</B>
Le ministre des Finances, qui se dit optimiste, est d?avis qu?il y a lieu de maintenir la campagne de sensibilisation durant les prochains mois, jusqu?à ce que la commission et le Parlement européens finalisent le montant qui sera mis à la disposition des pays exportateurs pour la période 2007-2013.
Répliquant à ses détracteurs, le chef du gouvernement explique que les démarches entreprises par les autres ministres et lui-même pour défendre le dossier mauricien sont si sensibles qu?il n?était pas approprié d?en parler avant. Il affirme avoir obtenu l?assurance de Louis Michel, commissaire au développement européen, que le montant d?aide du Fonds européen de développement pour 2007 ne sera pas inférieur à celui de cette année.
Le chef du gouvernement a aussi évoqué les efforts qu?il a déployés lors de la dernière conférence de l?Internationale socialiste, tenue à Athènes, et au National Prayer Breakfast à Washington.
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