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Possible réouverture de Radio France Internationale

21 juillet 2005, 00:00

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Rebondissement dans l’affaire Olivier Péguy. Pour la première fois, le gouvernement français a émis sa position officielle sur le dossier. Interrogé sur le départ involontaire du correspondant de Radio France internationale (RFI), Jean-Baptiste Mattéi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères français, a émis le souhait que la chaîne “puisse exercer son métier”. À moins d’une semaine de la venue du président français Jacques Chirac, voilà le gouvernement qui doit gérer un dossier qui devient brûlant.

“Nous souhaitons que tous les organes de presse, y compris RFI bien sûr, puissent exercer leur activité partout dans le monde”, a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay. Cette phrase laconique, rapportée par l’Agence France presse rouvre le dossier relatif au départ “non souhaité” d’Olivier Péguy.

Le 22 mai, le correspondant de RFI a mis fin “à contre-cœur” son séjour dans la Grande île. Le gouvernement n’a pas renouvelé le permis de séjour et l’autorisation de travail d’Olivier Péguy, après quelques moments de tergiversation. La décision équivaut à son départ forcé du sol malgache et a mis une parenthèse à la couverture médiatique des événements par la station française. Cette dernière a décidé de ne pas envoyer non plus un autre correspondant pour le remplacer. Elle a pourtant émis, de temps à autre, quelques reportages sur les actualités du pays.

À l’époque des faits, le gouvernement avait jugé utile de ne pas “motiver” sa décision “administrative”. L’exécutif a brandi le principe de la souveraineté. Jusque-là, seule la direction de RFI a réagi à cette “expulsion déguisée” de son correspondant. Officiellement, l’ambassade française a pris soin de se tenir à l’écart de l’affaire. Avec l’intervention d’un responsable gouvernemental français, le départ du journaliste semble devenir une affaire d’État.

Pour l’instant, il est difficile de se hasarder à donner toute la dimension et la portée d’une telle déclaration. Replacée dans son contexte, la tentation est pourtant très forte d’établir celle-ci avec événements actuels. Hasard du calendrier ou message bien défini, l’annonce faite par le porte-parole du Quai d’Orsay tombe à quelques jours de la venue du président français Jacques Chirac dans le cadre de l’assemblée générale de la commission de l’océan Indien.

Il en est de même une journée après deux discours à l’occasion de la célébration de la fête nationale française. Catherine Boivineau, ambassadrice de la France, et Rajemison Rakotomaharo, président du Sénat, ont mis en exergue le “partenariat exemplaire” et les “efforts” entrepris en ce sens entre les deux pays. Il reste à savoir comment le gouvernement va réagir après l’annonce du porte-parole du Quai d’Orsay.

<B>Nouveau soutien à la lutte anti-corruption</B>

La signature d’un nouvel accord en faveur de la lutte contre la corruption s’est déroulée la semaine dernière au siège du Conseil supérieur de lutte contre la corruption (Cslcc) à Antaninarenina, entre la présidente du Cslcc, Bakolalao Ramanandraibe Ranaivoharivony, le directeur général du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), René Ramarozatovo, le représentant résident du Pnud et le représentant du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget.

Les discours ont mis en exergue l’importance de cet accord pour la poursuite de la lutte contre la corruption. “Il favorisera le plan d’actions annuel (PAA) prévu cette année et dont le Cslcc et le Bianco auront l’entière responsabilité”, explique René Ramarozatovo qui a remercié le Pnud pour son soutien continuel aux efforts menés par le gouvernement malgache.

“Le fléau de la corruption met en péril la stabilité et la sécurité des sociétés. Il sape les valeurs démocratiques et morales ainsi que le développement d’un pays”, déclare pour sa part Bakolalao Ramanandraibe, qui cite déjà les avantages qu’auront les organes chargés de la lutte à travers cet accord.

Le premier sondage contre la corruption pourra être réalisé avec ce financement du Pnud. “Mais l’appui de la société civile et la mise en place d’un système de suivi-évaluation figurent parmi les nombreuses activités à entreprendre”, note la présidente.

“La corruption existe dans tous les pays du monde, mais elle est plus visible dans les pays en voie de développement”, précise pour sa part Bouri Sanhouidi, représentant résident du Pnud à Madagascar. L’institution internationale a appuyé, dès le début, les activités correspondantes et reste fidèle à sa détermination d’accompagner l’engagement personnel du président Marc Ravalomanana et de son gouvernement dans la lutte contre la corruption.

“Nous sommes prêts à nous engager pour une tolérance zéro de la corruption dans le pays”, déclare-t-il. Avec l’intervention des autres partenaires, Madagascar pourra s’attendre à de meilleurs résultats. C’est ce qu’ont d’ailleurs promis le Cslcc et le Bianco.

<I>L’express de Madasgascar</I>

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