Publicité
Des « Budi?s Friends » contre la violence
Par
Partager cet article
Des « Budi?s Friends » contre la violence
Mélanie, 18 ans, du collège Gaëtan Raynal
« L?idée d?avoir créé Budi?s Friends est géniale, car il y a trop d?enfants qui sont victimes de violence et qui deviennent, par la suite, des délinquants. De voir ces petits souffrir m?a poussée à adhérer au réseau, parce que j?ai envie de me battre pour eux. Comme la communication passe mieux entre jeunes, nous sommes donc plus aptes à les aider. Avant, je ne connaissais pas mes droits et mes de-voirs. Maintenant que c?est chose faite, je veux les faire connaître aux enfants. Ceci dit, il est tout aussi important que les éducateurs nous écoutent. »
Diptish, 17 ans, du collège Royal de Curepipe
« Je viens d?un village où la violence est très présente. J?ai vu des pères, complètement saouls, battre leurs enfants. Les jeunes qui veulent faire partie d?un groupe doivent auparavant faire leurs preuves. Je l?ai fait et je me suis senti coupable par la suite. Je regrette mon geste et c?est un peu pour me racheter que j?ai adhéré au réseau. Je veux promouvoir la non-violence et j?essaye de mettre en pratique ce que j?ai lu dans les livres de psychologie que mon père m?a prêtés. Je tente de raisonner mes voisins et de leur faire prendre con-science du mal qu?ils font. »
Neera, 16 ans, du collège Gaëtan Raynal
« Beaucoup d?enfants sont exploités et ne savent pas vers qui se tourner. No-tre réseau est là pour les aider. Il y a deux ans, ma copine a été agressée sexuellement par quelqu?un que nous connaissions toutes les deux. J?ai été témoin de sa souffrance et j?étais révoltée, dégoûtée et très en colère. Mais surtout, je me suis sentie impuissante face à cette situation. La violence est trop souvent cachée ; elle ronge la personne et lui pourrit la vie. Nous espérons, grâce à Budi?s Friends, faire prendre conscience à un maximum de jeunes et d?adultes que la violence amène la violence et qu?elle engendre énormément de souffrance. »
Shermann, 16 ans, collège Royal de Curepipe
« Il était grand temps de former Budi?s Friends. Je m?estime chanceux de ne pas avoir de problèmes et je n?ai jamais été témoin de scènes de violence. N?em-pêche que cela m?interpelle et que j?ai envie de consacrer mon temps à aider ceux qui sont victimes de mauvais traitements. Je trouve que le système scolaire est trop formel, et par conséquent cela engendre des frustrations qui dégénèrent souvent en violence. Il faut pouvoir y remédier. »
Tazmeen, 16 ans, du collège Queen Elizabeth
« Budi?s Friends est une très bonne initiative qui va nous permettre de lutter contre la violence sur les enfants. Par ce biais, nous voulons aussi donner une image plus valorisante des jeunes. Nous sommes déterminés à apporter notre aide aux autorités et aux ONG pour dire non à la violence et pour sauver les enfants qui en sont victimes. Nous en avons assez de cette situation. »
Yashneel, 16 ans, du collège Royal de Curepipe
« J?ai assisté à des scènes de violence à plusieurs reprises, et j?ai été incapable d?y mettre un terme. Il faudrait que les jeunes soient mieux encadrés à la maison et à l?école. Les enseignants ont un rôle important à jouer, et ils devraient se sentir plus concernés par le problème de la violence. J?ai rallié mes camarades et d?autres garçons du collège à Budi?s Friends : plus on est nombreux, plus on aura de chances de contrer la violence. Nous comptons également demander au ministère de l?Éducation de mettre en place, une fois par semaine, la visite d?un psychologue dans les écoles et collèges. Nous allons également créer une cellule d?écoute pour tous ceux qui, sous couvert de l?anonymat, veulent parler de leurs problèmes. Nous lançons ici un vibrant appel aux jeunes pour qu?ils se joignent à nous. Le numéro gratuit du bureau de l?Ombudsperson, ouvert de 9 heures à 16 heures pour les enfants qui ont besoin d?assistance, est le 177. »
Publicité
Publicité
Les plus récents