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Les effets sur l?organisme
Cannabis :
Originaire des contreforts de l?Himalaya, le cannabis a été d?abord utilisé par l?homme depuis des millénaires, en Extrême-Orient et au Moyen-Orient, pour la fabrication de fibres, puis pour la consommation. L?espèce stupéfiante (cannabis, haschich, marijuana, gandia ou masse à Maurice) contient un produit psycho-actif : le delta-9-tétrahydrocannabinol (THC). On utilise les feuilles roulées et fumées (gandia), la résine et les sommités fleuries (haschich ou marijuana) et les feuilles mûres séchées (bhang). Leur consommation perturbe le fonctionnement du système nerveux central en détériorant la vigilance, la mémorisation, les capacités psychomotrices et la perception du temps. Une consommation régulière sur plusieurs années, de cannabis mélangé au tabac, peut favoriser l?apparition précoce du cancer du poumon, des troubles du langage et de la coordination motrice, dangereux si l?on conduit. Le D-9-THC entraîne tachycardie et toxicité cardiaque, perturbe le débit sanguin et l?utilisation du glucose dans certaines zones cérébrales, déprime le système immunitaire ; il favorise l?apparition de certains cancers et exerce sa toxicité sur le système de reproduction en altérant la forme et le nombre de spermatozoïdes chez l?homme et en provoquant des variations des taux d?hormones sexuelles chez la femme. Certains troubles mentaux, difficilement perçus par les proches et les consommateurs, peuvent être révélés ou aggravés.
Les sirops et la colle :
Composés de codéine, certains sirops pour la toux conduisent à un état de somnolence et d?euphorie. Une petite fiole suffit pour entrer dans cet état.
La colle, qui possède une forte odeur, tout comme d?autres produits tels que la peinture, créent aussi une dépendance. Inhalés le plus souvent, ces produits ont des effets dévastateurs en atteignant directement le cerveau. Ils créent une faiblesse musculaire, une désorientation et peuvent aussi entraîner des lésions cérébrales entraînant des changements dans la personnalité, des pertes de mémoire et des troubles de l?élocution.
Dame blanche :
Ce type de drogue est aussi un dérivé impur de l?héroïne. De couleur blanche, la dame blanche contient entre 3 à 4 % d?héroïne. Plusieurs additifs blancs y sont ajoutés, comme le paracétamol, l?aspirine et la caféine. À cause de sa concentration en impuretés, ce type de drogue peut provoquer une embolie, une gangrène, ou entraîner une infection généralisée.
Subutex :
La buprénorphine (Subutex) est un médicament initialement utilisé pour calmer la douleur. Il a souvent été utilisé en post-opératoire à faible dose ou pour traiter la dépendance à l?héroïne. Sous forme de comprimé ovale, le Subutex utilisé à fortes doses créé une dépendance. Injecté en intraveineuse, il provoque des caillots sanguins ou des embolies pulmonaires.
Son importation à Maurice a été interdite depuis 1998.
Ecstasy :
L?ecstasy est une substance synthétisée pour des raisons purement commerciales et récréatives. Il désigne à l?origine une molécule chimique particulière : la 3,4 méthylènedioxyméthamphétamine (MDMA). Initialement, la MDMA a été synthétisée par les laboratoires Merck en 1912 dans un but militaire : il s?agissait d?amplifier certains effets des amphétamines. C?est une substance blanche, à odeur de moisi. La composition d?un comprimé présenté comme étant de l?ecstasy est souvent incertaine ; la molécule MDMA n?est pas toujours présente et peut être mélangée à d?autres produits : amphétamines, analgésiques, hallucinogènes, anabolisants ou encore avec des produits ou médicaments dangereux (strychnine). Les sels d?ecstasy sont solubles dans l?eau, ce qui permet de mélanger la substance à diverses boissons sans que l?on s?en aperçoive. D?où les précautions à prendre lorsqu?on est dans une boîte de nuit. L?ecstasy provoque tout d?abord une légère anxiété, une augmentation de la tension artérielle, une accélération du rythme cardiaque et la contraction des muscles de la mâchoire. Suit une légère euphorie. Sa consommation régulière et fréquente affaiblit et fait maigrir. Elle peut révéler ou entraîner des troubles psychiques sévères et durables.
Héroïne :
L?héroïne est un produit appartenant à la famille des opiacés. Extraite du pavot, cultivé en Asie, l?opium brut, transformé, donne de la morphine. C?est à partir de celle-ci que l?héroïne est synthétisée. En 1888, un chimiste allemand préconise d?employer l?héroïne synthétisée pour soigner la tuberculose. Médication « héroïque », elle est considérée comme susceptible de se substituer à la morphine dans le traitement des douleurs et de la toux. Son utilisation devient rapidement abusive. Aux États-Unis, on estimait à près de 500 000 le nombre de personnes dépendantes à l?héroïne à la veille de la Première Guerre mondiale. Sous forme de poudre, elle est en général, injectée en intraveineuse, après dilution et chauffage. Elle provoque dans un premier temps, une sensation d?apaisement et d?extase. Elle agit comme anxiolytique puissant et antidépresseur. Son effet est de type « orgasmique ». C?est un « flash », suivi d?une sensation d?euphorie puis de somnolence, accompagnée parfois de nausées, de vertiges, et d?un ralentissement cardiaque. En cas d?usage répété, le plaisir des premières consommations ne dure que quelques semaines. Cette phase est suivie d?un besoin d?augmenter la quantité de drogue et la fréquence des prises. L?héroïnomane oscille entre soulagement euphorique et manque conséquent. À terme, elle provoque une insuffisance respiratoire entraînant une perte de connaissance, voire une overdose.
« Brown sugar » :
C?est une forme impure d?héroïne. On le connaît sous l?appellation héroïne n° 3. De couleur marron, il se compose de 5 à 60 % d?héroïne et peut être coupé jusqu?à 97 % avec d?autres substances : strychnine, caféine, lactose ou encore glucose. Mêmes effets dangereux que l?héroïne.
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