Publicité
Tsunami : vers une esquisse du centre régional d?alerte
Par
Partager cet article
Tsunami : vers une esquisse du centre régional d?alerte
?Un système d?alerte efficace est établi quand toutes les personnes dans les communautés côtières vulnérables sont préparées et réagissent de façon appropriée et rapide au fait qu?un tsunami potentiellement destructeur pourrait être en chemin.? C?est en ces termes que le Dr Laura Kong, directrice du Centre d?information international de tsunami, pose le défi. A la deuxième réunion internationale de coordination pour le développement d?un système d?alerte au tsunami dans l?océan Indien, les experts, dont le Dr Kong elle-même, tenteront de déterminer les actions concrètes qui aideront à établir le système souhaité.
Placée sous l?égide de l?Unesco, cette réunion se tiendra du 14 au 16 avril, au Centre de conférences de Grand-Baie. Lors du premier rassemblement, qui s?est tenu récemment à Paris, le président de l?Unesco, Koichiro Matsuura, a souhaité que la région soit dotée d?un système d?alerte précoce dès 2006. Cette réunion avait établi les paramètres pour le système d?alerte.
La mise sur pied de ce centre régional d?alerte, son emplacement et la meilleure technologie seront discutés. Un état des lieux du tremblement de terre indonésien du 28 mars sera aussi établi. Il est prévu que ce centre sera responsable pour communiquer immédiatement toute information aux pays concernés. Ces derniers devront eux décider des mesures à prendre pour la sauvegarde de leurs citoyens.
Tous les membres de la Commission intergouvernementale d?océanographie (CIO) de la région de l?océan Indien seront représentés (voir hors-texte). Lors de l?avant-dernière réunion de suivi hier, la liste des participants a été passée en revue. D?autres pays, tels la Russie, le Canada, la France, le Japon et l?Allemagne, seront présents, de même que de nombreuses organisations non gouvernementales, à l?instar de l?Organisation mondiale de la météorologie (OMM).
<B>Renforcement de la crédibilité du pays</B>
En accueillant cette réunion, Maurice accroche une autre fleur à sa boutonnière. Elle peut prétendre jouer le rôle de leader des petits Etats insulaires en développement (PEID). Le pays avait déjà fait un pas important dans cette direction avec la réunion internationale des PEIDs tenue en janvier à Pailles. La stratégie de la mise en oeuvre du développement durable est maintenue. ?La crédibilité internationale de Maurice se renforce?, se réjouit-on dans les milieux gouvernementaux.
<B>Les participants à la réunion</B>
■ Plus de 35 pays, dont 25 de la région de l?océan Indien, ont répondu favorablement à l?appel de l?Unesco pour cette seconde réunion internationale. Trois ou quatre ministres sont attendus. Le directeur général de l?Unesco, Koichiro Matsuura, sera également présent. L?envoyé spécial des Nations unies et ancien président des Etats-Unis, Bill Clinton, ne pourra cependant assister à cette réunion. Il a subi récemment une intervention chirurgicale. Parmi les experts qui interviendront, le Dr Charles McCreery (directeur du Centre d?alerte de tsunami du Pacifique), le Dr Viacheslav Gusiakov (directeur du laboratoire de tsunami de l?Institute of computational mathematics and mathematical geophysics), le Dr François Schindelé (président du International Crisis Group), Masahiro Yamamoto (directeur de la Division d?observation des tremblements de terre et des tsunamis de l?agence japonaise de météorologie), Maryam Golnaraghi (chef du programme de prévention des désastres naturels à l?OMM), le Dr David Pugh (président de la CIO). La délégation mauricienne sera composée, entre autres, du ministre de l?Environnement, Rajesh Bhagwan, du chef de la fonction publique, Harry Ganoo, des secrétaires aux Affaires intérieures et étrangères, Suresh Seebaluck et Vijay Makhan et du directeur de la station météorologique de Vacoas, Soobaraj Sok Appadu.
POINTS SAILLANTS
<B>Les thèmes des discours</B>
■ La partie technique débutera le jeudi 14 par un discours du directeur général de l?Unesco, Koichiro Matsuura. Les interventions de ce premier jour concerneront un système intérim d?information et des ?national contact points?.
Le Premier ministre, Paul Bérenger, ouvrira la deuxième journée avec un discours sur la nécessité d?un système d?alerte précoce pour les tsunamis. Il cédera ensuite la place à deux experts qui parleront de l?amélioration du réseau d?observation du niveau de la mer dans l?océan Indien et des réactions au tremblement de terre du 28 mars. Le président de la CIO, Dr David Pugh, ouvrira ensuite la séance consacrée à la coordination entre les centres nationaux d?alerte dans un contexte régional.
Le samedi 18 sera entièrement consacré à un forum pour les pays donateurs. Les débats concerneront les propositions de projets pour la mise en ?uvre de systèmes d?alerte nationaux et régionaux. Paul Bérenger présidera ce forum.
Publicité
Publicité
Les plus récents