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Les ouragans Hewitt et Roddick

6 septembre 2004, 20:00

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Lleyton Hewitt n’avait pas envie de s’attarder sur le court dans la nuit de dimanche à lundi. L’Australien, l’homme en forme cet été, a commencé son match du 3e tour contre l’Espagnol Feliciano Lopez par trois jeux blancs. En 1 heure 31 minutes, il s’imposait en trois sets 6-1, 6-4, 6-2, rejoignant le Slovaque Karol Beck en huitième de finale.

Avec Andy Roddick, les choses ne traînent pas non plus. L’Américain n’a perdu que 18 jeux lors de ses trois premiers matches, grâce à son service canon.

Après le débutant Jenkins Scoville puis le jeune Espagnol Rafael Nadal, c’est l’Argentin Guillermo Canas qui a plié devant l’ouragan Roddick dans la nuit de dimanche à lundi au troisième tour. Le score parle de lui-même : 6-1, 6-3, 6-3. On ne peut pas faire plus expéditif. C’est désormais l’Espagnol Tommy Robredo qui s’attaquera au tenant du titre en huitième de finale.

“Mon coup droit fonctionnait vraiment bien”, s’est félicité Roddick après le match. “J’ai aussi très bien retourné lors des deux premières manches. Je produis toujours mon meilleur tennis ici. Je n’ai pas d’explication pourquoi. C’est l’US Open qui me transcende.”

L’année de Llodra

Cet US Open marque aussi la résurrection de Tommy Haas. Ecarté du circuit durant 18 mois en raison de problèmes familiaux et d’une blessure à l’épaule, le joueur allemand retrouve progressivement son niveau, qui lui avait valu d’occuper le 2e rang mondial en mai 2002. Après Sébastien Grosjean, c’est le Brésilien Ricardo Mello qui a subi la loi de Haas 6-2, 6-3, 7-5.

La surprise de l’US Open vient cette année de Michaël Llodra. Le dernier Français en lice s’est qualifié pour les huitièmes de finale en sortant l’Autrichien Jürgen Melzer : 6-3, 6-2, 7-5. A 24 ans, il éclate enfin en simples après s’être révélé en doubles.

Tout compte fait, 2004 est bien l’année de l’éclosion pour Llodra. Après avoir brillé en double aux côtés de Fabrice Santoro, le Parisien s’est enfin concentré sur sa carrière en simple en début de saison. Et les résultats n’ont pas tardé à récompenser ce talentueux gaucher, adepte du service-volée sur toutes les surfaces.

Après avoir remporté son premier tournoi à Hertogenbosch en juin, Llodra accède aux huitièmes de finale de l’US Open, comme à Roland-Garros. A Paris, il n’avait cédé qu’en cinq sets face à Tim Henman. Et l’aventure peut se prolonger à New York, s’il réussit au prochain tour, contre le jeune Suédois Joachim Johansson, la même prestation que face à l’Autrichien Jürgen Melzer.

Solide au service, Llodra a constamment mis la pression sur son adversaire, qu’il affrontait pour la première fois. Après les éliminations de Fabrice Santoro et Paul-Henri Mathieu, Llodra sauve l’honneur du tennis français masculin à l’US Open.

“Un match très bien mené du début jusqu’à la fin”, a commenté Llodra après coup. “Je l’ai empêché d’installer son jeu. Pendant les deux premiers sets, j’ai appliqué d’une manière quasi parfaite le schéma tactique que je m’étais fixé. Etre le dernier Français c’est la première fois que cela m’arrive dans un tournoi du Grand Chelem, cela ne me réjouit pas plus que ça. J’aurais aimé que les autres soient là avec moi au même stade de l’épreuve.”

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