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Arianne Navarre-Marie : «Pa, to bizin pa bat mama, to pou al dan prizon»

12 juillet 2026, 14:30

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Arianne Navarre-Marie : «Pa, to bizin pa bat mama, to pou al dan prizon»

Lors de son summing up, la Deputy Prime Minister et ministre de l’Égalité des genres, Arianne Navarre-Marie, a partagé le témoignage d’une victime dont le jeune enfant a dit à son père : «Pa, to bizin pa bat mama, to pou al dan prizon.» Pour la ministre, cette phrase illustre à la fois le poids que portent les enfants témoins de violences et l’importance du message véhiculé par cette nouvelle loi.

Elle a rappelé que le protection order fera désormais l’objet d’un réexamen tous les trois mois et que l’auteur des violences, et non la victime, pourra être contraint de quitter le domicile. Les dossiers retirés seront transmis au Directeur des poursuites publiques, tandis que les sanctions sont renforcées, avec jusqu’à dix ans de servitude pénale en cas de récidive pour non-respect d’une ordonnance.

La ministre a également annoncé le recrutement de nouveaux officiers, un financement supplémentaire de Rs 10 millions pour le Half Way Home et une formation spécialisée des enforcement officers avec l’appui de SafeLives UK. Elle a indiqué que des consultations seront menées pour la création d’un refuge à Rodrigues et qu’une réflexion est en cours sur l’introduction de bracelets électroniques.


FAM : Fam An Mars salue les avancées de la réforme

L’association FAM : Fam An Mars (FAM) accueille favorablement le Domestic Abuse Bill 2026, présenté à l’Assemblée nationale par la Deputy Prime Minister et ministre de l’Égalité des genres et du bien-être de la famille, Arianne Navarre-Marie. Selon l’organisation, cette réforme constitue une avancée majeure pour mieux protéger les femmes, les enfants et les familles confrontés aux différentes formes de violence.

L’association souligne que plusieurs dispositions du projet de loi rejoignent les recommandations formulées lors de son Symposium national sur l’abandon familial, organisé le 13 mai dernier, ainsi que celles de la Charte contre l’Abandon Familial. Elle cite notamment la reconnaissance de l’abus économique, des violences psychologiques et émotionnelles, les ordonnances d’exclusion permettant d’éloigner l’auteur présumé des violences du domicile, ainsi que les mesures relatives à la pension alimentaire et à la protection des enfants.

FAM se félicite également qu’Arianne Navarre-Marie ait évoqué, lors de son intervention au Parlement, les témoignages recueillis durant ce symposium, estimant que les propositions de la société civile ont contribué à nourrir cette réforme.

L’association rappelle toutefois qu’une loi ne peut produire ses effets que si elle est appliquée efficacement. Elle plaide pour une formation continue des policiers et de l’ensemble des acteurs de la chaîne judiciaire, tout en invitant les autorités à réfléchir à une responsabilisation des personnes qui restent passives face aux violences au sein du foyer.

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