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Manifestation - réactions
Les participants prennent la parole
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Manifestation - réactions
Les participants prennent la parole
La colère était palpable. Beaucoup sont venus raconter leur propre histoire : certains attendent toujours leur pension, d’autres redoutent de devoir patienter davantage malgré des décennies de travail et de cotisations. Tous avaient un même message : ils demandent au gouvernement de revenir sur cette réforme. Voici leurs témoignages.
Sylvie Joe

«Nous étions contents qu’il y ait un deuxième Budget cette année, en espérant que les choses changent. Mais finalement, rien n’a été fait de bon et personne n’est satisfait. L’année dernière déjà, il y avait la réforme de la pension. Cette année, ils reviennent encore avec un plan de pension que personne n’accepte.
Des personnes qui ont eu 60 ans en septembre dernier n’ont toujours pas bénéficié de leur pension. Elles attendent encore et maintenant, celles qui atteignent 60 ans cette année devront attendre jusqu’en janvier 2027. Est-ce que vous trouvez cela juste ? Moimême, je travaille depuis l’âge de 12 ans. J’ai commencé à contribuer à partir de mes 18 ans. J’ai eu 60 ans en février et, jusqu’à aujourd’hui, je n’ai toujours pas reçu ma pension.»
Baby Nasapen

«Moi, je dis qu’il faut nous rendre notre pension. Bizin fou zot deor. On ne peut pas laisser les choses continuer ainsi.»
Vijay Somar

«Je suis content que cette marche ait été organisée parce que les gens souffrent beaucoup. Certains ne touchent pas leur pension. Il y a des personnes qui vivent dans des maisons de retraite et qui n’ont même pas les moyens de payer. Elles ne sont pas prises en considération. Je trouve aussi qu’Ashok Subron affaiblit la situation. Les gens travaillent, mais ils n’obtiennent rien en retour.»
Dany St Mart

«Nous réclamons notre droit. Les personnes âgées doivent retrouver leur pension. C’est une pension universelle qui existe depuis les années 1950 et elle doit être maintenue. Qu’on arrête de mentir au peuple en disant que les caisses sont vides. Ce n’est pas vrai. On trouve des dizaines de millions de roupies pour les divertissements et d’autres dépenses, mais on dit qu’il n’y a pas d’argent pour payer les personnes âgées. Ces personnes ont travaillé pendant 40 ans. Elles ont donné leur vie et contribué au développement du pays. Aujourd’hui, le peuple dit non. Rendez-nous notre pension. Le peuple est souverain et c’est lui qui décidera de l’avenir du gouvernement.»
Akini Devi Ratnan

«Cette année, j’aurai 60 ans et je ne toucherai pas ma pension. Je vis seule et tout a augmenté. Ce n’est pas facile. Imaginez une personne qui a deux ou trois enfants. Comment va-t-elle vivre ? Je dois continuer à travailler alors que ce n’est plus facile à mon âge. Aujourd’hui, on doit même couper deux morceaux de poulet pour les partager entre les enfants, alors qu’ils ont faim. J’ai 59 ans et je trouve cette situation très difficile.»
Joceline Diolle

«Depuis l’année dernière, ils nous ont pris cette pension. Ils n’ont pas respecté leurs promesses électorales. Bizin b**r zot deor, c’est ce que je dis. La vie est devenue très chère. Pendant que certains gagnent de gros salaires, les personnes les plus modestes continuent de vivre dans la misère.»
Vanessa Narsoo

«Aujourd’hui, nous avons mis de côté nos appartenances politiques. Nous sommes venus uniquement pour défendre notre pension. On nous avait promis une augmentation de la pension. Au lieu de cela, on nous l’a retirée avant de revenir avec une autre formule. La vie est devenue très chère. Les personnes qui atteignent 60 ans doivent recevoir leur pension comme avant. Je suis très contente de voir cette foule aujourd’hui. Nous montrons au gouvernement que nous ne sommes pas faibles. PortLouis est rempli de monde parce que les Mauriciens sont en colère.»
Jack Daniel Polyxene

«Je me bats pour les jeunes et pour leur avenir. Nous ne devons pas nous laisser dominer. Il faut remettre le pays sur la bonne voie. Les jeunes doivent avoir du travail à Maurice. Le gouvernement doit penser à eux et leur donner des opportunités avant de faire appel à de la main-d’œuvre étrangère.»
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