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Israël ordonne des modifications pour la “barrière de sécurité”
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Israël ordonne des modifications pour la “barrière de sécurité”
La Haute Cour de justice israélienne a ordonné hier des modifications dans le tracé de la “barrière de sécurité” en construction en Cisjordanie pour alléger les difficultés que l’édifice impose aux Palestiniens vivant dans les zones traversées.
Ce verdict, en forme de camouflet pour le gouvernement d’Ariel Sharon, sera suivi, le 9 juillet, de celui de la Cour internationale de justice à laquelle les Nations unies ont demandé de se prononcer sur la légalité de l’édifice.
“Ce tracé a créé de telles difficultés pour la population locale que l’Etat se doit de trouver une alternative, peut-être moins efficace en termes de sécurité, mais qui affecterait moins la population. Ces tracés alternatifs existent”, ont déclaré les trois magistrats qui siègent à la Haute Cour.
Leur jugement pourrait faire jurisprudence pour une vingtaine d’autres plaintes palestiniennes contre cette barrière – mi-mur, mi-clôture – qui s’étire déjà sur 190 kilomètres. Une fois achevée, elle atteindra près de 300 km.
Le gouvernement israélien assure avoir entrepris sa construction pour interdire les infiltrations de kamikazes.
<B>Verdict important </B>
Les autorités palestiniennes, pour leur part, le considèrent comme un moyen d’annexer des zones de Cisjordanie et d’amputer d’autant leur futur Etat.
Par endroit, le mur s’enfonce profondément en territoire autonome pour englober certaines colonies juives.
L’affaire jugée hier par la Haute Cour faisait suite à la plainte déposée par les habitants de plusieurs villages palestiniens situés au Nord de Jérusalem.
Fait sans précédent, une trentaine d’habitants d’un village israélien voisin de la zone se sont associés à cette plainte contre une portion du mur qui isolerait les Palestiniens de leurs champs et du reste de la Cisjordanie.
“Il s’agit d’une décision très courageuse et très importante. Evidemment, cela crée un précédent”, s’est félicité Mohamed Dahleh, avocat des plaignants. “Cette décision est plus importante que celle de La Haye (où siège la Cour internationale de justice, ndlr) parce qu’elle sera suivie.”
Il ajoute : “Elle reprend ce que nous disons depuis le début, à savoir que le mur tel qu’il est construit est illégal et qu’il existe un autre moyen de le bâtir de façon à assurer la sécurité d’Israël sans violer les droits des Palestiniens.”
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