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Yasmina Jaufeerally-Fakim, de l?université de Maurice

10 avril 2004, 20:00

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La grippe aviaire, la maladie de la vache folle. Le citoyen peut-il avoir confiance dans ce qu?il a dans son assiette ?

Il est vrai qu?il y a des cas d?infection des humains par des micro-organismes d?origine animale. C?est parce que les agents infectieux chez les humains et les animaux sont très liés et ont le même mécanisme d?infection. Ce qui est grave c?est que ces micro-organismes, qui parfois changent leur matériel génétique très vite, peuvent par conséquent infecter les humains.

Comment peut-on s?assurer que ce que nous mangeons est sain ?

La tendance mondiale veut que la production alimentaire exige que la transformation, la distribution et la préparation d?aliments suivent des normes de sécurités agréées. Il est donc très important d?utiliser des moyens scientifiques pour mesurer les risques associés à un produit alimentaire particulier. Parce que ces analyses de risques ne sont pas suffisamment communiquées au public, ce dernier perçoit ces risques comme étant plus grands qu?ils ne le sont en réalité.

Quels garde-fous avons-nous à Maurice face à l?insécurité alimentaire ?

Le Food Act de 1998 et les Food Regulations de 1999 stipulent les nor-mes pour le contrôle alimentaire en ce qu?il s?agit de l?hygiène, de l?étiquetage, de l?emploi d?additifs et de l?emballage des produits alimentaires. Toutefois Maurice n?a pas encore adhéré au Codex Alimentarius, qui établit des normes internationales en la matière. Bien que certaines compagnies aient adopté la norme HACCP, il nous manque à Maurice une instance régulatrice qui conseillerait les consommateurs et le gouvernement en matière de sécurité alimentaire.

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