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L?ambulance et les malades
Il ne faut pas tirer sur l?ambulance ! Pourtant, la Textile Emergency Support Team (Test) fait l?objet d?une polémique depuis quelques jours.
Elle ne serait pas assez rapide selon certains industriels du textile. Parmi eux, figure Mookeshwar Gopal, le président sortant de la Mauritius Export Processing Zone Association.
La Test n?est certainement pas un train à grande vitesse. L?institution existe depuis juillet dernier et, à ce jour, 49 entreprises textiles ont fait appel à elle pour qu?elle diagnostique leurs maux. Après le diagnostic, le traitement. Le premier préconisé a été le Comité pour la restructuration de la dette des entreprises (CRDE),en février. Il est censé les aider à trouver des financements auprès des banques pour consolider leurs structures financières. Mais alors qu?on critique la lenteur de la Test, les industriels eux-mêmes ne se bousculent pas pour profiter du CRDE.
Seules 9 entreprises, sur les 49 patients auscultés, ont déposé leurs dossiers. Le CRDE n?aurait d?ailleurs rendu un avis que sur deux d?entre eux jusqu?ici. Quand on fait le compte, l?écrasante majorité de l?industrie du textile-habillement se tient à l?écart de la Test. Seules 49 entreprises sur 274 ont participé à la première phase d?évaluation ! Tout cela sent le manque de rigueur.
Celui-ci est flagrant quand on constate que la plupart des entreprises se contentent de réclamer des aides financières en reléguant la restructuration de leur processus de production et de leur gestion au second plan. Elles lorgnent toutes le Sub Fund du National Equity Fund. Pour elles, cet argent n?a d?autre utilité que de gonfler leurs fonds de roulement moribonds. Mais elles oublient que sans restructuration, l?apport financier ne sert à rien, sinon à retarder le dépôt de bilan.
C?est à se demander si les patients ont vraiment envie d?être soignés !
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