Publicité
Les grandes ambitions
Elle vous propose la voiture, vous en assure le financement et l?assurance qui va avec. La British American Investment (BAI) vient d?étendre son champ d?activités en se portant acquéreur d?Iframac, concessionnaire des véhicules Mercedes, Mitsubishi et Peugeot à Maurice. Saleem Beebeejaun, le Chief Executive de la BAI explique : « Cet achat s?insère dans la stratégie globale de chercher des opportunités et de consolider les secteurs où nous sommes présents. »
La BAI était sur le coup depuis un certain temps, avoue Saleem Beebeejaun. Mais le deal entre la BAI et les propriétaires d?Iframac, IBL et Harel Mallac, n?a été finalisé que mardi. Des chiffres circulent, Rs 400 millions, Rs 450 millions, mais une grande discrétion est de mise.
Plus que l?achat, c?est la décision de vendre qui surprend. Un cadre d?Iframac estime que les activités reprennent et que 2004 sera une bonne année. Un avis que les propriétaires de l?entreprise ne partagent pas. « Nous pensons que cette activité est arrivée à maturité et est confrontée à des difficultés », explique Antoine Louis Harel, le Chief Executive Officer d?Harel Mallac. Pour IBL, la vente permet « de se concentrer sur son core business, de réduire les dettes et de dégager une profitabilité accrue. »
Qu?importe, la BAI a de grandes ambitions. Beebeejaun avoue que c?est le pôle automobile qui intéresse son entreprise, déjà propriétaire de la concession des voitures SAAB. Mais le Chief Executive explique toutefois qu?il y a « d?autres produits de niche qui font bien » chez Iframac. L?entreprise ne fait pas uniquement dans la voiture, elle s?y connaît en? Golf. Iframac encaissera environs Rs 24 m pour la mise en place du parcours de l?île-aux-Cerfs.
Les 300 employés d?Iframac ne s?inquiètent pas du rachat. Un accord officieux aurait été conclu pour que leur sécurité d?emploi soit garantie sur une période pouvant aller jusqu?à 5 ans.
Alors qu?Harel Mallac et IBL se retirent, la BAI a des problèmes à régler. L?entreprise réalise Rs 3,5 milliards de chiffre d?affaires pour seulement Rs 14,1 millions de profits pour 2003. Le rachat risque de peser sur les comptes. « C?est une transaction avec une logique à moyen et à long termes. Il est un peu tôt pour connaître l?impact financier », explique Saleem Beebeejaun. La BAI est dans une phase d?expansion agressive? mais toute expansion a un coût !
Publicité
Publicité
Les plus récents