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National Insurance Company
Trente femmes entrepreneures certifiées à l’issue du programme d’autonomisation
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Trente femmes entrepreneures certifiées à l’issue du programme d’autonomisation
Trente entrepreneures ont en effet reçu leur certificat de fin de formation dans le cadre de la première cohorte de l’EEP, vendredi. © Dev Ramkhelawon
Sur l’écran et les murs de l’auditorium Atal Bihari Vajpayee, à Moka, des hexagones bleus se répondent en cascade, comme les alvéoles d’une ruche projetées sous la lumière. Le motif n’a rien d’un hasard graphique. Il rappelle le symbole de la National Insurance Company (NIC), l’abeille, cet insecte qui ne travaille jamais seul et dont la ruche ne tient que par l’effort discret et répété de chacune, une image qui, le vendredi 14 août, a pris tout son sens. Trente femmes ont en effet reçu leur certificat de fin de formation dans le cadre de la première cohorte de l’Entrepreneurial Empowerment Programme (EEP), une initiative de la NIC. La ministre des Services financiers et de la planification économique, Jyoti Jeetun, était l’invitée d’honneur de cette cérémonie.
Lancé en avril 2025, le programme propose une formation entièrement financée, étalée sur huit semaines et axée sur la stratégie d’entreprise, le leadership, le marketing, la finance, les ressources humaines et la communication client. Les 30 diplômées, formées entre janvier et mars 2026, ont suivi le cursus en deux vagues, chacune butinant à son rythme les mêmes savoirs avant de repartir vers sa propre ruche.
Dans son allocution, le président de la NIC, Santosh Gujadhur, a présenté l’EEP comme le socle d’un écosystème plus large de soutien aux entrepreneurs, comprenant Lady Bees, un plan d’assurance dédié aux femmes entrepreneures, et bientôt Busy Man, son équivalent pour les hommes, ainsi que des offres de microfinance à venir pour les petites et moyennes entreprises (PME). Il s’est aussi adressé aux diplômées non seulement comme le président du groupe, mais comme un entrepreneur lui-même, évoquant les nuits blanches sur les questions de trésorerie et les premiers rendez-vous clients. «Nous ne voulions pas d’un programme symbolique. Nous voulions bâtir une vraie capacité», a-t-il déclaré, avant d’annoncer une unité permanente de soutien aux PME au sein du groupe. Il a par ailleurs rappelé que le programme s’inscrit dans l’Objectif de développement durable n°8 des Nations unies, consacré à la croissance inclusive et à l’emploi.
La ministre Jeetun a salué une démarche qu’elle a qualifiée de rare pour une entreprise du secteur privé, plus habituellement du ressort des organisations non gouvernementales. Elle a illustré son propos par le parcours d’une entrepreneure qu’elle suit depuis une vingtaine d’années : partie de la préparation de collations dans sa cuisine, transportées elle-même en bus jusqu’aux supermarchés pour les convaincre de les distribuer, cette femme sans formation en gestion a fini par bâtir, avec l’aide de la ministre pour structurer un premier dossier de présentation, une entreprise qui emploie aujourd’hui une douzaine de personnes, dispose de sa propre unité de production et exporte sa marchandise.
La ministre a raconté avoir elle-même douté du choix de cette entrepreneure de tout miser sur le végétarien plutôt que de garder une offre mixte, un pari qu’elle a reconnu, avec le recul, avoir sous-estimé. «Parfois, votre instinct, votre connaissance de l’entreprise, votre expérience de ce que vous faites» comptent davantage que les diplômes, a-t-elle résumé, avant d’insister sur le rôle de l’entrepreneuriat comme moteur de mobilité économique, alors que le pays prépare sa vision à long terme pour les générations futures.
Moment clé de la cérémonie : ces 30 femmes ignoraient qu’en soumettant leur projet, elles s’inscrivaient également à un concours. D’où la remise de prix qui a clôturé la cérémonie dans cinq catégories. L’Innovation Excellence Award est revenu à Marie-Catherine Chikoree. Le Sustainability Impact Award a récompensé trois lauréates, le jury n’ayant pas pu départager la qualité des projets : Darshana Damini Beegun, Ketty Sally Jane Green Hoybun et Beebee Mushiirah Mungroo. Le Creative Concept Award a été attribué à Husna Banu Yacoob Patel, le Jury’s Choice Award à Noemie Edgar et le Most Promising Start Up Award, remis par la ministre, à Ashna Sungkur. Une mention spéciale, le Special Mention Award, a enfin été attribuée à Iradhidevy Irany Rungasamy, 73 ans, mère de trois enfants, qui n’a pas voulu cesser d’apprendre et a fait preuve d’un engagement salué tout au long du programme.
Cette première édition était exclusivement féminine, une ruche à un seul sexe pour ses premiers mois d’existence. La deuxième édition de l’EEP est déjà prête à s’ouvrir, toujours gratuite, et sera ouverte à tout le monde.
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