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Visite de site de Shakeel Mohamed à Coteau-Raffin
Des familles régularisées, mais toujours dans le noir
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Visite de site de Shakeel Mohamed à Coteau-Raffin
Des familles régularisées, mais toujours dans le noir
■ Shakeel Mohamed, à Coteau-Raffin hier après-midi. © Kane Penelope
Le ministre du Logement et des terres, Shakeel Mohamed, s’est rendu àCoteau-Raffin hier après-midi pour deux raisons. Une quarantaine de familles y ont déjà été régularisées par l’État mais restent pourtant privées d’eau et d’électricité alors qu’une vingtaine d’autres occupent encore leur terrain sans titre. Shakeel Mohamed était accompagné de représentants du Central Electricity Board (CEB), de la Central Water Authority (CWA)et de la Land Drainage Authority (LDA), ainsi que du président du conseil de district de Rivière-Noire, Khemraj Ortoo.
Quelques familles y vivent sans eau courante ni électricité depuis qu’elles s’y sont installées, il y a 15 ans pour certaines, 20 ans ou plus pour d’autres. Les habitantes rencontrées hier parlent surtout du matin quand elles partent travailler vers cinq heures sans aucun éclairage sur un sentier qui traverse le bois et où traînent des chiens errants. Les enfants, eux, sont parfois contraints de laisser leurs savates ou leurs chaussures à la maison pour aller à l’école. Le cas de ces familles montre que la régularisation donne un statut légal à l’occupant et relève du ministère du Logement mais que le raccordement à l’eau et à l’électricité dépend de la CWA et du CEB, avec un financement du ministère des Finances. «Ce processus, c’est rendre aux gens leur dignité», a expliqué le ministre à son arrivée. Et d’ajouter: «Ce n’est pas normal qu’en 2026, des gens vivent dans cette situation.»
Les échanges entre le ministre et les techniciens, parfois vifs, ont permis de situer le blocage. Les travaux ont été chiffrés, certains en 2024, d’autres en 2025, mais les fonds ne sont jamais parvenus à laCWA et rien n’a été entrepris depuis. Les estimations, désormais anciennes, doivent être revues.
Que tout soit fait dans la légalité
Les travaux eux-mêmes ont été détaillés sur place. Le sentier devra d’abord être débroussaillé pour laisser passer les camions, ce qui conditionne tout le reste du chantier. Pour l’électricité, des lignes existent déjà sur le site mais elles devront être redéfinies, le ministre ayant insisté pour que tout soit fait dans la légalité. Des travaux de drains sont également prévus avec la LDA, en réponse aux risques d’inondation. Shakeel Mohamed s’est engagé à porter la demande de financement auprès du ministère des Finances, du Premier ministre et de son collègue de l’Énergie, Patrick Assirvaden.
Quant à la vingtaine de familles qui n’ont pas encore de titre de propriété, il compte les régulariser dans le cadre de la loi et leur donner accès à l’eau et à l’électricité. Les arpenteurs de son ministère sont chargés d’identifier les occupants concernés. De plus, une partie du site pose une question différente puisqu’elle est proclamée public beach. Le ministre s’est dit surpris de ce qu’il y avait vu. «Dans notre esprit, une public beach doit être accessible. Or, le public n’y a pas accès ici.»
Des structures illégales y ont été construites. D’après les explications données sur place, les régularisations en cours attirent de nouveaux occupants qui viennent s’installer jusque devant la plage, à côté de familles présentes depuis des années. Le ministre a prévenu qu’il ne fera pas de concession. Ceux qui attendent depuis 15 ans auront une solution, a-t-il assuré, en rappelant que c’est la mission que lui avait confiée le Premier ministre.
À ceux qui cherchent à contourner les règles ou qui se livrent à des transactions illicites, il répondra avec «intransigeance». Il s’est aussi adressé aux policiers présents au sujet des activités louches qui lui ont été signalées à cet endroit, dont un trafic de drogue qui remonteraient à avant les élections. Le ministre a jugé la situation inacceptable et leur a demandé d’aller au-delà des rondes habituelles : «Je ne veux pas que des patrouilles ; je veux une opération coup de poing.»
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