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Guerre à Gaza
Le fonds souverain norvégien se retire de Caterpillar, évoquant des «violations du droit humanitaire»
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Guerre à Gaza
Le fonds souverain norvégien se retire de Caterpillar, évoquant des «violations du droit humanitaire»
Des engins Caterpillar stationnés dans un parking chez Peterson Cat, le 5 août 2025 à San Leandro, en Californie.
Oslo voit d’un mauvais œil l’usage de bulldozers du groupe américain dans la destruction de biens palestiniens, alors que le Conseil d’éthique du Fonds pointe un manquement aux droits humains.
Certaines entreprises payent aussi la dégradation de la situation dans la bande de Gaza. C’est par exemple le cas du groupe américain d’engins de chantier Caterpillar, dont le Fonds souverain norvégien, le plus riche au monde, a déclaré lundi se désengager. Le «Statens pensjonsfond Utland» a annoncé avoir cédé ses parts, évoquant des violations des droits humains à Gaza. «Il ne fait aucun doute que les produits Caterpillar sont utilisés pour commettre des violations généralisées et systématiques du droit international humanitaire», dans le territoire en guerre depuis près de deux ans, a souligné le Fonds dans un communiqué.
Propriété de la Banque centrale de Norvège, le Fonds a précisé avoir agi sur recommandation de son Conseil d'éthique, qui a fait valoir que «les bulldozers fabriqués par Caterpillar sont utilisés par les autorités israéliennes pour la destruction illégale généralisée de biens palestiniens». Il a ajouté que la société n'avait «mis en œuvre aucune mesure pour empêcher une telle utilisation». Caterpillar n'a pour l’instant pas souhaité commenter ces informations.
Plusieurs entreprises déjà sanctionnées
Alimenté par les énormes revenus énergétiques de la Norvège, ce fonds est le plus important au monde, avec une valeur de près de 2000 milliards de dollars et des investissements dans plus de 8600 entreprises à travers le globe. Il figurait parmi les dix principaux actionnaires de Caterpillar, détenant 1,2% de son capital, soit 2,4 milliards de dollars.
Le Fonds a déclaré s'être également retiré de cinq banques israéliennes accusées d'avoir financé la construction de colonies illégales en Cisjordanie occupée par Israël, First International Bank of Israel, FIBI Holdings, Bank Leumi Le-Israel, Mizrahi Tefahot et Bank Hapoalim. Début août, le Fonds avait déjà annoncé se désengager de 11 entreprises israéliennes pour leur implication dans la guerre à Gaza, consécutive à l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.
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