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Froid des Mascareignes

Restructuration au «Redundancy Board», la PSEU défend son rôle

17 juillet 2026, 17:00

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Restructuration au «Redundancy Board», la PSEU défend son rôle

Un employé de Froid des Mascareignes conteste son licenciement, alors que la PSEU affirme avoir agi dans le strict respect de la «Workers’ Rights Act».

La restructuration de Froid des Mascareignes Ltd s’est invitée à l’Assemblée nationale cette semaine, où le ministre du Travail, Reza Uteem, a fait le point sur les recours ouverts aux salariés contestant un licenciement économique. Il a indiqué qu’un ancien employé a saisi le Redundancy Board, estimant que la rupture de son contrat de travail était injustifiée. Selon le ministre, le salarié avait d’abord porté plainte auprès du ministère du Travail le 25 mai 2026, affirmant avoir été contraint de démissionner et de signer un compromise agreement sous pression.

Une enquête préliminaire a révélé que l’entreprise menait une restructuration pour des raisons économiques, impliquant le redéploiement de 16 employés. Menée en concertation avec la Private Sector Employees’ Union (PSEU), cette réorganisation a abouti au redéploiement de trois salariés au sein de l’entreprise et de deux autres dans une société différente. Les 11 employés restants, qui ont refusé le redéploiement, ont accepté une compensation négociée avec leur syndicat avant de signer un accord de compromis.

Malgré cet accord, cet ancien salarié estime que son licenciement constitue un licenciement économique injustifié sous la Workers’ Rights Act (WRA). Son dossier a été soumis au Redundancy Board le 6 juillet et examiné une première fois le 15 juillet. Reza Uteem a assuré que le ministère suivrait l’affaire et a invité tout salarié s’estimant lésé à déposer une plainte. Contactée par l’express, la PSEU estime que la mention de cette affaire au Parlement a pu donner une image incomplète du rôle joué par le syndicat. Son négociateur, Sharvin Sunassee, insiste sur le fait que la PSEU a accompagné le processus dans le respect des dispositions prévues par la loi.

Selon lui, la restructuration est intervenue dans un contexte économique difficile. «L’entreprise enregistre des pertes depuis trois années consécutives et cherchait avant tout à préserver le maximum d’emplois possible.» Le syndicaliste précise que les consultations prévues à l’article 72 de la WRA ont bien eu lieu entre la direction, les travailleurs et le syndicat. Il souligne également que la réduction des effectifs ne concernait pas uniquement les employés, mais aussi des postes de direction, ces derniers ayant toutefois été réorganisés en interne.

La PSEU affirme avoir privilégié des solutions alternatives aux licenciements. Plusieurs salariés auraient ainsi bénéficié de propositions de redéploiement, soit au sein de Froid des Mascareignes, soit dans d’autres entreprises. D’autres auraient choisi de quitter l’entreprise en contrepartie d’un package comprenant les indemnités négociées, les congés accumulés, les bonus auxquels ils avaient droit ainsi que le paiement intégral de leur salaire jusqu’à la fin du mois concerné. «À notre niveau, nous n’avons reçu aucune plainte des travailleurs concernés durant tout le processus», soutient Sharvin Sunassee.

Le cas du salarié contestataire

Concernant l’employé dont le cas a été évoqué au Parlement, le négociateur de la PSEU affirme que plusieurs options lui avaient été proposées. «Il a sollicité des entretiens pour d’autres postes, mais les opportunités qui lui ont été présentées ne lui convenaient pas. Une autre affectation lui a également été proposée au sein de Froid des Mascareignes, qu’il a refusée. Il a ensuite choisi de signer un compromise agreement. À notre connaissance, personne ne l’a forcé à le faire.»

Il déclare qu’un autre employé occupant des fonctions similaires aurait, au contraire, accepté un redéploiement et travaillerait aujourd’hui dans une autre entreprise. Sharvin Sunassee indique également que le salarié contestataire avait auparavant saisi la Commission de conciliation et de médiation. Le dossier n’aurait toutefois connu aucune suite à ce niveau. L’intéressé s’est ensuite tourné vers le Redundancy Board, qui devra désormais trancher le litige.

La PSEU affirme qu’elle ne compte pas interférer dans la procédure en cours. «Nous respecterons la décision du Redundancy Board. Si cette instance conclut qu’une irrégularité a été commise, les responsabilités seront assumées et les mesures nécessaires seront prises. Mais à ce stade, nous estimons avoir agi conformément aux dispositions de la loi», conclut le négociateur. Le Redundancy Board devra désormais déterminer si les conditions de la rupture du contrat de travail étaient conformes aux exigences de la législation. En attendant son verdict, les positions des différentes parties restent opposées, chacune défendant sa lecture des faits.

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