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Dérèglement climatique
Le fias…COP30 face aux lobbyistes accouche d’un souriceau
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Dérèglement climatique
Le fias…COP30 face aux lobbyistes accouche d’un souriceau
C’était mal parti puisqu’on n’a pas pu respecter les 1,5 °C. Fin novembre au Brésil, 200 pays devaient agir immédiatement contre l’usage des énergies fossiles, soit le pétrole, le gaz et le charbon. Mais ce sont les lobbyistes de ces dernières qui l’ont emporté. Certains s’étaient même intégrés dans des délégations officielles ! Les États-Unis étaient absents ; Trump considérant le changement climatique comme «une arnaque» alors que cyclones, sécheresses, incendies… augmentent en puissance.
?La COP30, un flop
Seul compromis, tripler le financement de la lutte contre le réchauffement des pays du Sud alors qu’ils en sont les premières victimes. Mécontentement généralisé. Les trois énergies fossiles ne sont même pas mentionnées dans la tiède résolution finale. Un texte minimaliste qui pèche par manque d’ambition. Daydreaming : la COP espère voir en 2026, en Turquie, comment rester sous la barre des 2 °C. Ce serait un miracle. Rarement évoqué la possibilité de capter 30 % de ces CO2 dans des souterrains ou encore dans les océans. À ce propos, des vagues de 5m de hauteur sont apparues. Des satellites ont même repéré des vagues titanesques de 35m au milieu du Pacifique. Mais qui se préoccupe vraiment des 39 petits États insulaires en développement (PIED) ?
?La Chine change de stratégie
Ce pays, le plus grand pollueur au monde, effectue un énorme virage. Il se veut à l’avenir le plus grand leader climatique du monde. La Chine ne se contente pas de le dire, mais agit bien qu’elle soit le plus grand émetteur de gaz à effet de serre. Elle subventionne massivement de vastes zones en d’énormes panneaux solaires. Idem pour l’éolienne. Elle veut changer son image de pollueur en investissant plus de 88 milliards de dollars dans la transition énergétique.
En outre, elle domine l’exportation de panneaux solaires, batteries et véhicules électriques… une hausse de 650 % chiffrée à 150 milliards de dollars. En coulisses, elle continue à construire des centrales à charbon. Elle s’engage à diminuer nettement ses émissions de gaz à effet de serre se voulant être un grand État responsable. La neutralité carbone serait atteinte d’ici 2060.
Il faut activer certains leviers si on veut agir sans délai. Tripler la mise en place d’énergies renouvelables et réduire les émissions de méthane. Ce que font déjà La Chine et l’Inde. Faute de moyens financiers, les pays pauvres ne peuvent leur emboîter le pas. Le méthane représente un levier crucial. Il est responsable de 30 % de la hausse des températures. Ce gaz provient des fuites dans les structures pétrolières, des décharges, de l’élevage intensif. Pourtant, ça ne coûterait pas très cher de colmater ces fuites et de gérer ces amoncellements de déchets.
Toutes ces réductions rapporteraient des bénéfices de 100 milliards de dollars par an. Elles éviteraient l’effondrement de l’Amazonie, un des deux poumons avec les forêts de la République du Congo qui absorbent 30 % de CO2. Hélas, la déforestation continue. Au Brésil, le président Lula avait invité des chefs indigènes des tribus qui vivent dans les forêts amazoniennes. Ils étaient placés au premier rang, mais n’ont pas eu droit à la parole !
?Des solutions existent
Encore faudrait-il les adopter maintenant. Décarboner est l’objectif principal mais, hélas, les intérêts économiques passent avant. Les ÉtatsUnis n’ont pas été capables de tripler leur capacité en énergies renouvelables. Dans l’idéal, ces dernières devraient être les premières sources d’énergie devant le charbon. Elles sont moins coûteuses et plus rapides à installer que d’ériger des barrages. Heureusement qu’ailleurs les capacités de ces énergies renouvelables explosent. Un sommet sur l’électricité a pris la résolution d’en finir avec ces centrales à gaz.
Les États-Unis et l’Europe se sont engagés à mettre un terme à cette dépendance. Il faut continuer cette lutte. Des individus seuls ne pourraient pas venir à bout de ce changement climatique. Prenons l’exemple de la nourriture gaspillée. 40 % de la nourriture sont gaspillés, soit 2,5 milliards de tonnes d’aliments. Chaque seconde, 80 000 repas finissent à la poubelle. Or, ils sortent de la terre, de l’eau et de l’énergie qui part en fumée. Ils sont responsables de 10 % des émissions de gaz à effet de serre, soit quatre fois plus que l’aviation.
Autres solutions envisagées : rénover les bâtiments, électrifier l’industrie sans le charbon, améliorer la performance de l’électroménager, optimiser le transport, passer aux véhicules électriques. Le sommet du G20, soit les vingt pays les plus riches au monde, s’est tenu le week-end dernier en Afrique du Sud. Si tous les milliardaires versent un an de leurs revenus, cela peut éradiquer la pauvreté dans le monde. Un chiffre à méditer.
?Couche d’ozone
Une bonne nouvelle au milieu de ce cauchemar. Rappelez-vous du trou énorme dans la couche d’ozone dans l’atmosphère, qui protège tous les habitants de la planète. Sachez que ce trou se résorbe et que cette menace va disparaître d’ici 2050. Notre atmosphère ne sera plus une passoire. Quand les industriels s’y mettent, on peut donc arriver à un accord. Ouf !
Where there is a will, there is a way. Imaginez ce que sera la Terre en 2050. Ça ne donne pas envie de faire plus d’enfants.
Latet kokom!
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