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PIB au 1ᵉʳ trimestre

Croissance positive mais moins dynamique qu’en 2025

8 juillet 2026, 21:30

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Croissance positive mais moins dynamique qu’en 2025

Photo d'illustration.

L’économie mauricienne a poursuivi sa croissance au premier trimestre 2026, mais à un rythme nettement plus modéré. Selon les dernières estimations de Statistics Mauritius, le Produit intérieur brut (PIB) aux prix du marché s’est établi à Rs 180,714 milliards entre janvier et mars, contre Rs 169,252 milliards à la même période en 2025. En termes réels, la croissance s’est limitée à 2 %, contre 3,4 % un an plus tôt, confirmant une perte de vitesse de l’activité économique.

Cette évolution repose sur une hausse de la Gross Value Added (GVA), estimée à Rs 154,261 milliards au premier trimestre 2026, contre les Rs 144,764 milliards du premier trimestre 2025. Les impôts indirects nets des subventions ont, pour leur part, atteint Rs 26,453 milliards sur la période.

Démarrage habituel

Les chiffres trimestriels mettent en évidence un schéma saisonnier bien établi dans l’économie mauricienne. Le début d’année correspond généralement à une période de moindre activité, avant une accélération progressive au fil des trimestres et un niveau plus élevé en fin d’année. Après avoir atteint Rs 184,529 milliards au quatrième trimestre 2025, la GVA a ainsi reculé au premier trimestre 2026. Cette évolution s’explique notamment par le ralentissement traditionnel observé en janvier, période marquée par une activité réduite dans plusieurs entreprises en raison des célébrations du Nouvel An.

Au-delà de cet effet saisonnier, les données confirment une normalisation de la croissance depuis le fort rebond observé en 2022, lorsque l’économie avait affiché un taux exceptionnel de 15,1 % au deuxième trimestre. Depuis, la progression de la valeur ajoutée s’est progressivement modérée pour atteindre 2 % au premier trimestre 2026.

Secteurs porteurs

Malgré ce ralentissement, plusieurs secteurs ont continué à soutenir l’activité économique. L’agriculture, la sylviculture et la pêche ont enregistré une croissance de 3,6 %, portée notamment par les autres activités agricoles (+3,8 %) et, dans une moindre mesure, par la production sucrière (+0,1 %).

Dans le secteur manufacturier, la croissance s’est établie à 1 %. Cette performance a été soutenue par le sucre (+3,9 %), l’alimentation hors sucre (+2 %) et les autres activités manufacturières (+2,5 %). Toutefois, le recul marqué du textile, en baisse de 14,9 %, a limité la progression globale du secteur.

Par ailleurs, certaines activités ont connu une accélération notable. La production d’électricité, de gaz, de vapeur et la climatisation a progressé de 8,8 %, tandis que les activités liées à l’eau, à l’assainissement, à la gestion des déchets et à la réhabilitation ont augmenté de 2,3 %. À l’inverse, la construction a constitué un point de faiblesse, avec une contraction de 4,3 % après une croissance de 1 % au trimestre précédent.

Les services ont, eux aussi, continué de jouer un rôle majeur dans la dynamique économique. Les activités d’hébergement et de restauration ont progressé de 5,7 %, soutenues par la demande touristique. Le commerce de gros et de détail a augmenté de 2,5 %, le transport et l’entreposage de 4,3 %, tandis que l’information et la communication ont enregistré une croissance de 4,8 %.

Parmi les principaux contributeurs à la croissance de la GVA au premier trimestre 2026 figurent les activités financières et d’assurance, qui ont progressé de 4,1 % et apporté 0,5 point de pourcentage à la croissance globale. Elles sont suivies par l’hébergement et la restauration, avec une contribution de 0,4 point. L’agriculture, l’électricité, le commerce, le transport, l’information et la communication ainsi que les activités professionnelles, scientifiques et techniques ont également contribué positivement à hauteur de 0,2 point chacune.

Ces résultats montrent que la croissance demeure principalement tirée par les services, tandis que certains secteurs productifs, notamment le textile et la construction, continuent de peser sur la performance globale.

Commerce extérieur

Du côté de la demande, la consommation finale a représenté Rs 145,191 milliards, soit 80 % du PIB trimestriel. Les ménages ont contribué à hauteur de Rs 117,802 milliards, tandis que les dépenses de consommation des administrations publiques se sont élevées à Rs 27,389 milliards.

Toutefois, en comparaison annuelle, la consommation finale en termes réels a reculé de 0,2 %. Si les dépenses des ménages ont légèrement progressé de 0,5 %, celles des administrations publiques ont diminué de 3,3 %.

L’investissement a, en revanche, retrouvé une dynamique positive avec une croissance de 1,9 %, après une contraction de 1,9 % au trimestre précédent. Cette progression a été principalement portée par les machines et équipements, en hausse de 13,6 %, malgré un recul de 3,7 % des travaux de construction, notamment dans les bâtiments résidentiels et non résidentiels.

Le commerce extérieur a également apporté un soutien à la croissance. Les exportations de biens et services ont augmenté de 13,1 %, grâce notamment à une hausse de 17 % des exportations de services, alors que les exportations de biens ont diminué de 6 %. Les importations ont progressé plus légèrement, de 1,2 %, avec une hausse des services importés (+10 %) compensant une baisse des importations de biens (−6 %).

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