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«Nou Lar Nou Lamizik»

Kool Jah : «Les artistes doivent être mieux soutenus»

3 décembre 2025, 14:00

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De passage à Maurice, l’artiste rodriguais Kool Jah nous a accordé un entretien un an après son dernier passage dans l’émission Nou Lar Nou Lamizik. L’occasion de prendre le pouls de sa carrière, de parler de ses projets et d’analyser l’évolution du paysage musical à Rodrigues, un monde qu’il connaît de l’intérieur depuis plus de 20 ans.

Kool Jah, de son nom Léopold Jean Marc, affirme avoir consolidé son ancrage dans le live : «L’évolution continue. À Rodrigues, comme à Maurice ou à La Réunion, j’ai surtout misé sur les concerts.» Son groupe, Gratitude Band, reste un pilier important de son travail musical. «Même à distance, l’esprit d’équipe reste fort.»

L’un des grands rendez-vous à venir est le festival TaNouSa, prévu les 12 et 13 décembre. Très attendu à La Réunion, il comprend des compétitions, des performances live et l’intervention d’artistes invités. Kool Jah y sera avec sa formation, bien décidé à «mettre de l’ambiance» et à représenter Rodrigues avec force. Interrogé sur l’évolution de la musique rodriguaise en 2025, Kool Jah ne cache pas ses constats : «La musique évolue tous les jours. Mais il y a encore un problème de dépendance. Beaucoup attendent tout de la Mauritius Society of Authors alors que les artistes doivent aussi apprendre à être plus indépendants.»

Selon lui, les institutions ne comprennent pas toujours le fonctionnement du milieu artistique : «Tu ne peux pas demander à un médecin de diriger la musique. Il faut des gens qui comprennent le monde artistique. Sans ça, les décisions ne suivent pas la réalité du terrain.» Il estime également que le manque de financement reste un frein majeur : «Organiser un concert à Rodrigues, ce n’est pas facile. Si tu n’as pas de soutien, tu t’endettes vite. J’ai déjà vécu ça. Mais chaque échec fait apprendre.»

L’artiste travaille sur plusieurs morceaux, dont Santé, un titre inspiré par la prise de conscience personnelle et collective. «La santé, c’est la base. Si ou pa bien, ou pa kapav fer nanye. Sa mesaz-la li sorti natirel.» Il évoque aussi Desizion, un titre acoustique sur la responsabilité individuelle. Fidèle à une écriture spontanée, il s’inspire de l’instant et de ce qu’il observe.

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