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«Domestic Abuse Bill 2026»

Kaviraj Rookny plaide pour une reconnaissance élargie du contrôle coercitif et des violences invisibles

2 juillet 2026, 09:46

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Kaviraj Rookny plaide pour une reconnaissance élargie du contrôle coercitif et des violences invisibles

Selon Kaviraj Rookny, député de la circonscription n°5 (Pamplemousses–Triolet), le Domestic Abuse Bill 2026 marque un tournant décisif, passant d’une approche centrée uniquement sur la violence physique à une reconnaissance plus large du contrôle coercitif, de la dépendance économique et des abus psychologiques au sein des relations intimes.

Lors de son intervention en deuxième lecture du projet de loi, il a remis en question une réflexion souvent adressée aux victimes : «Si la situation était si grave, pourquoi n’est-elle pas partie ?». Selon lui, cette question méconnaît la nature progressive des violences domestiques, qui commencent rarement par des coups, mais par des déséquilibres de pouvoir subtils qui s’aggravent avec le temps.

Le député a expliqué que l’abus apparaît lorsque le pouvoir cesse d’être une responsabilité pour devenir un instrument de contrôle. Ce contrôle peut se traduire par l’isolement, l’humiliation, la restriction financière ou la manipulation émotionnelle. Ces comportements, pris isolément, peuvent sembler anodins, mais forment selon lui un schéma destructeur lorsqu’ils se répètent, jusqu’à éroder l’autonomie de la victime.

Kaviraj Rookny a salué la reconnaissance, par le projet de loi, du fait que les violences domestiques ne se limitent pas aux agressions physiques, soulignant que les cadres juridiques modernes intègrent désormais les formes économiques et psychologiques de coercition touchant des millions de personnes dans le monde. Il a rappelé que, dans plusieurs juridictions comparables, plus de 60 % des victimes déclarent que les premières formes de violence subies sont non physiques, ce qui renforce la nécessité d’une intervention précoce.

Le député a insisté sur le fait que le Parlement doit se concentrer sur les comportements plutôt que sur les étiquettes psychologiques, en ciblant des actes tels que l’isolement, l’intimidation et la domination financière. Selon lui, ce projet de loi traduit une évolution majeure : la question centrale n’est plus seulement de savoir s’il y a eu violence, mais si une personne a été privée de sa liberté de vivre dans la dignité.

En conclusion, il a affirmé que l’efficacité de cette législation dépendra non seulement de son contenu, mais aussi de la solidité des institutions chargées de son application, appelant à une coordination renforcée entre la police, les services sociaux et la justice afin d’assurer une protection réelle des victimes.

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