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Junior
Journée mondiale des parents : 24 heures sans maman et papa… tu tiendrais le coup ?
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Junior
Journée mondiale des parents : 24 heures sans maman et papa… tu tiendrais le coup ?
Hier, c’était la Fête des mères. Et aujourd’hui, le 1ᵉʳ juin, c’est la Journée mondiale des parents, une journée proclamée par les Nations unies en 2012 pour célébrer tous les parents du monde. Oui, tous : ceux qui préparent le petit-déjeuner avant que la maison ne se réveille, ceux qui font des allers-retours pour l’école, ceux qui vérifient les devoirs, et même ceux qui répètent tous les soirs : «Éteins la tablette, il est temps de dormir.» Entre ces deux jours spéciaux, une question qui fait réfléchir : imagine une seule journée sans eux. Juste une.
▪️ Le matin… silence total
Ce matin-là, le réveil ne sonne pas. Enfin si, il sonne. Mais personne ne vient frapper à ta porte en disant : «Allez, debout, tu vas être en retard.» Personne ne tire les rideaux. Personne ne crie depuis la cuisine que le thé est prêt.
Tu ouvres un œil. L’autre. Tu attends. Silence.
Tu descends. La table est vide. Pas de thé. Pas de céréales. Pas de pain grillé. Tes parents ne sont plus là.
Bon. Tu te dis que tu es grand. Tu te débrouilles. Tu cherches ton uniforme… froissé. Ton sac… introuvable. La bouteille d’eau… oubliée. Ta maman, elle, aurait tout trouvé en quelques secondes. Ton papa, lui, vérifie toujours que rien ne manque. Tu finis par partir. Un peu en retard. Un peu perdu.
▪️ Un midi sans déjeuner
À l’école, la maîtresse demande le carnet de correspondance. Tu figes. Tu l’as oublié. Rien de dramatique, mais quelque chose te gêne un peu à l’intérieur. D’habitude, quelqu’un l’aurait remis dans ton sac sans que tu n’aies rien demandé.
À la récré, tu tombes. Rien de grave. Juste le genou qui saigne un peu. Tu te relèves tout seul. Tu regardes le genou. Tu attends que ça passe.
À midi, ton ventre commence à parler plus fort que toi. Pas de repas dans le cartable. Tu tiens. Tu fais comme si de rien n’était. Mais tu réalises que, sans y penser, quelqu’un préparait toujours quelque chose pour toi.
L’après-midi est long. Très long.
▪️ La nuit… le vide
Tu rentres. La maison est silencieuse. Pas d’odeur de cuisine. Pas de télé allumée dans le salon. Pas de «Comment s’est passée ta journée ?» – à laquelle tu réponds toujours «bien» sans vraiment lever les yeux du téléphone, sans prendre le temps d’apprécier ce moment.
Tu manges ce que tu trouves. Tu fais tes devoirs, mais il y a un exercice que tu ne comprends pas. D’habitude, tu appelles. Quelqu’un vient s’asseoir à côté de toi, relit l’énoncé, dit «attends, réfléchis encore un peu». Et finalement, tu trouves tout seul, parce que cette présence-là suffisait. Ce soir, personne ne vient.
Tu vas te coucher. Personne ne passe la tête par la porte pour dire «bonne nuit, dors bien». Personne ne vérifie que la fenêtre est bien fermée. Et dans ce silence et ce noir, tu comprends quelque chose.
▪️ Ce que l’on ne voit pas
Les parents, c’est comme l’air. On ne les voit pas vraiment. On ne pense pas à eux quand tout va bien. Mais dès qu’ils manquent, tout vacille.
Le carnet signé, le genou soigné, le repas chaud, la bouteille d’eau dans le sac, le «allez, debout» du matin… Ce ne sont pas des petites choses. Ce sont des milliers de petites choses, chaque jour, bout à bout, qui forment quelque chose d’immense : une vie protégée, une enfance épanouie, encadrée, accompagnée.
C’est exactement ce que les Nations unies ont voulu célébrer le 17 septembre 2012, quand elles ont proclamé le 1ᵉʳ juin Journée mondiale des parents, dans leur résolution 66/292 : rendre hommage au dévouement des parents, à leur engagement, à leurs sacrifices pour assurer l’avenir de leurs enfants. En 2026, le thème choisi est «Ensemble pour les parents», parce que les parents, eux aussi, ont besoin qu’on les soutienne, qu’on les reconnaisse, qu’on les voie.
La famille, disent les Nations unies, doit être un climat de bonheur, d’amour et de compréhension. Un endroit où les enfants grandissent et apprennent à affronter le monde. À Maurice comme ailleurs, ces familles prennent mille visages différents : les grands-parents qui gardent les petitsenfants pendant les vacances, le parent seul qui assume tout sans compter, celui qui rentre tard mais qui trouve quand même cinq minutes pour demander comment s’est passée l’école.
▪️ Dire merci
Heureusement, cette journée imaginaire prend fin.
La porte s’ouvre. Une odeur de cuisine arrive avant les mots. Une voix dit quelque chose – peut-être ton prénom, peut-être juste «t’as faim ?» Et cette fois, ça sonne un peu différemment. Comme quelque chose qu’on n’entendait plus vraiment… mais qu’on remarque enfin.
Ce 1ᵉʳ juin, tu n’as pas besoin d’un grand discours ni d’un cadeau emballé dans du papier brillant. Juste de lever les yeux. De dire merci… pour le repas, pour la lumière éteinte dans le couloir, pour ces «bonne nuit» et «je t’aime». Pour tout ce qu’ils font sans que tu le voies. Pour tout ce que tu ne verras vraiment qu’une fois qu’ils ne seront plus là.
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Le savais tu ?
On célèbre aussi la journée mondiale de l’enfance, mais pas partout
Le 1ᵉʳ juin est célébré comme la Journée mondiale de l’enfance dans de nombreux pays, notamment en Chine, en Russie, en Europe de l’Est et dans plusieurs nations d’Asie et d’Afrique. Cette date remonte à 1950. Mais attention : il ne s’agit pas d’une journée universelle fixée par l’Organisation des Nations unies (ONU) pour tous les pays du monde. L’ONU célèbre, elle, la Journée mondiale de l’enfance le 20 novembre, date anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, adoptée en 1989. Deux dates, deux histoires… mais un même objectif : penser aux enfants.
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