Publicité
PMQT
Immobilier : toute proposition de prêts «buy-to-let» sera étudiée
Par
Partager cet article
PMQT
Immobilier : toute proposition de prêts «buy-to-let» sera étudiée
Photo d'illustration.
Le gouvernement est disposé à examiner l’introduction d’un marché de prêts «buy-to-let» à Maurice, tout en insistant sur la nécessité de préserver la stabilité financière. C’est ce qu’a indiqué le Premier ministre (PM), à une question du député Manoj Seeburn sur ce type de financement dans le secteur immobilier.
Maurice dispose déjà d’un marché bien établi du crédit immobilier, permettant aux particuliers et entreprises de financer l’acquisition, la construction ou la rénovation de biens immobiliers auprès des banques commerciales, des compagnies d’assurance ou encore de la Mauritius Housing Company Ltd.
Le chef du gouvernement a toutefois expliqué que le prêt «buy-to-let» répond à une logique différente. Contrairement à un prêt immobilier classique destiné à l’occupation personnelle, ce mécanisme finance l’achat d’un bien pour la location. Les établissements prêteurs tiennent alors compte, entre autres, des revenus locatifs attendus pour évaluer la capacité de remboursement de l’emprunteur. Ce type de produit financier pourrait favoriser l’investissement privé dans le logement, accroître l’offre de logements locatifs et diversifier les financements disponibles. En revanche, il présente certains risques – hausse de l’endettement des ménages, plus forte exposition des banques au secteur immobilier et éventuelles pressions spéculatives sur les prix des logements.
Le PM a précisé que la commercialisation de tels prêts relève avant tout des dé cisions des banques et autres institutions financières, en fonction de leur politique de crédit et de leur appréciation des risques. Le cadre réglementaire actuel de la Banque de Maurice permet déjà aux établissements bancaires de proposer ce type de produit, même si des conditions plus strictes, notamment un apport personnel plus important et des coûts d’emprunt potentiellement plus élevés, pourraient être appliquées.
Navin Ramgoolam a indiqué qu’aucune proposition n’a, à ce jour, été soumise à la Banque de Maurice par le secteur bancaire. Il a toutefois assuré que toute demande future serait examinée sous l’angle des risques prudentiels et de la stabilité financière. En réponse à une question supplémentaire de Manoj Seeburn sur l’expérience du Royaume-Uni, où le modèle «buy-to-let» est largement développé, le PM a affirmé que le gouvernement restait «ouvert d’esprit» et qu’il l’étudierait si une proposition lui était soumise.
Publicité
Publicité
Les plus récents