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Mondial-2026
Entre prix exorbitants et visas refusés, le Mondial peine à enflammer les États-Unis
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Mondial-2026
Entre prix exorbitants et visas refusés, le Mondial peine à enflammer les États-Unis
Les drapeaux des pays participant au Mondial-2026 dans une rue de l'arrondissement du Queens, à New York. © AFP
Le Mondial-2026 s'ouvre vendredi aux États-Unis dans une atmosphère mitigée. Tandis que Mexico avait vibré jeudi pour le match d'ouverture, Los Angeles accueille ce soir États-Unis-Paraguay dans une indifférence relative. Peu adeptes du «soccer», comme ils appellent le football, les Américains semblent davantage préoccupés par les playoffs NBA — à New York, les maillots des Knicks, à une victoire du titre, sont nettement plus répandus que les maillots de foot.
Donald Trump lui-même n'a pas fait le déplacement, contrairement à la coutume, laissant le secrétaire d'État Marco Rubio le représenter. Le président avait pourtant le sens des réalités : interrogé en mai sur le prix des billets, il avait reconnu que, s'il était un simple supporter, il ne paierait pas non plus les plus de 1 000 dollars que coûte ce match.
Des supporters étrangers découragés
Ce sentiment est largement partagé. Arvin Baines, Londonien de 26 ans rencontré par l'AFP à Washington, et ses amis avaient réservé leurs vols l'été dernier, avant la mise en vente des billets. Ceux-ci s'étant révélés trop chers, ils espèrent en racheter à moindre coût en dernière minute. «Beaucoup de fans que nous connaissons ont décidé de ne pas voyager à cause des prix», confie-t-il.
Près du stade de la finale dans le New Jersey, Thomas Shaw, 40 ans, a pu assister au premier match de l'Écosse grâce à des points de fidélité. Mais «c'était trop cher de venir pour les trois matches». «Le football est censé être pour les supporters», déplore-t-il.
La question des visas aggrave le tableau. La Côte d'Ivoire et le Sénégal disputeront leurs matches sans délégations de supporters venus de ces pays. «Les supporters ont renoncé au voyage parce que l'État américain ne veut pas voir des supporters de certains pays, dont la Côte d'Ivoire, sur son sol», dénonce Julien Kouadio Adonis, président du Comité national des supporters des Éléphants, qui espérait en mars envoyer 500 personnes outre-Atlantique.
L'espoir d'un déclic
Malgré ce démarrage en demi-teinte, certains restent optimistes. «L'excitation porte surtout sur les Knicks en ce moment, mais à partir du moment où les États-Unis vont jouer, et ensuite les grandes équipes, New York va devenir complètement dingue», prédit Vanessa Whalen, propriétaire du Black Bull, un pub de Brooklyn. À Kansas City, camp de base de l'Argentine et de l'Angleterre, les bars s'y préparent également, promettant des «soirées spéciales» dans les prochaines semaines.
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