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Des élèves du RCPL plongent dans la restauration corallienne
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Des élèves du RCPL plongent dans la restauration corallienne
«Implications behind banning the coral method.» C’est sur ce thème qu’un groupe d’élèves du collège Royal de Port-Louis, participant au concours national Young Reporters for the Environment 2025-2026, a choisi de travailler pour leur projet, qu’ils soumettront le 1er mars prochain.
Ce projet s’inscrit dans le contexte de la décision du ministère de l’Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de l’Économie bleue et de la Pêche, prise en mai 2025, d’interdire la reproduction des coraux par bouturage à l’aide de structures installées en mer. Rappelons que cette mesure fait suite à un audit scientifique ayant mis en évidence l’inefficacité de certaines pratiques, ainsi que les risques que peuvent représenter des installations abandonnées pour les usagers du lagon, avec des taux de survie parfois faibles observés dans certaines fermes de corail.
Dans le cadre de leur projet, sur lequel ils tra- vaillent depuis septembre dernier, les trois participants de Grade 13 – Mathieu Carpen, Vidoushee Kallooa et Jean-Pascal Rayeroux – examinent les différentes méthodes de restauration corallienne et leur efficacité, notamment la propagation asexuée et sexuée. Ils soulignent que certaines recherches universitaires ont mis en évidence des taux de survie pouvant atteindre jusqu’à 98 % pour les techniques de propagation asexuée, à la manière de boutures. Ce, tout en abordant les enjeux scientifiques, environnementaux et institutionnels.
Face à la hausse des températures océaniques, au blanchissement des coraux et à la nécessité de concilier recherche scientifique, politiques publiques et initiatives communautaires, les élèves proposent plusieurs pistes de réflexion. Notamment que la restauration des écosystèmes marins gagnerait à s’appuyer sur une meilleure coordination entre institutions, chercheurs et acteurs de terrain, dans une démarche fondée sur des données scientifiques et la concertation. Ils évoquent la mise en place d’un cadre consultatif réunissant les différentes parties prenantes, un renforcement de la transparence dans le suivi des financements climatiques, ainsi que la valorisation des données issues de la science citoyenne. Ils insistent également sur l’importance d’intégrer les connaissances scientifiques et tradition- nelles et de renforcer les capacités d’analyse. En dernier lieu, «dans une approche de gestion adaptative, il est proposé que différentes méthodes de propagation coral- lienne puissent être envisagées selon les conditions des sites et les résultats observés, avec un système d’autorisation basé sur la performance des pépinières», avance Mathieu Carpen. Quant aux structures rencontrant des difficultés, elles bénéficieraient d’un encadrement technique plutôt que d’une interdiction généralisée.
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