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Début de la Convention nationale sur les arts et la culture le vendredi 5 septembre
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Début de la Convention nationale sur les arts et la culture le vendredi 5 septembre
C’est par les arts visuels que débutera la Convention nationale, vendredi. @ IMAGE PAR IA
What’s in a name? Si au départ, l’exercice de consultation avait été annoncé comme des assises, il porte désormais le nom de Convention nationale sur les arts et la culture. Coup d’envoi de la convention le vendredi 5 septembre. Elle durera tout le mois de septembre à la mairie de Port-Louis.
Neuf secteurs d’activités artistiques ont été identifiés : les arts visuels, l’audiovisuel, les arts de la scène, la danse, le livre et l’édition, la musique, l’événementiel, le patrimoine et le tourisme culturel ainsi que l’industrie créative. C’est par les arts visuels que les consultations seront lancées après la cérémonie d’ouverture de vendredi.
Est-ce que les plateformes de consultation seront ouvertes à tous ? Au ministère des Arts et de la culture, une source autorisée indique que la Convention nationale sur les arts et la culture «ne sera pas ouverte de manière générale à tous, car la capacité de la salle de la municipalité de Port-Louis est limitée. Une liste préalable a donc été établie par le ministère, par secteur, afin d’assurer une représentativité équilibrée. Les artistes et acteurs culturels qui ont l’habitude de solliciter le ministère pour faire part de leurs préoccupations ont été invités». Qu’en est-il des autres voix qui souhaiteraient se faire entendre ? Au ministère, on assure que les autres artistes et opérateurs du secteur qui n’auraient pas été conviés auront également la possibilité de soumettre leurs propositions et recommandations par courriel. Les modalités seront bientôt précisées.
Chaque séance se déroulera selon un agenda préétabli, «avec des sujets spécifiques à chaque secteur, qui seront discutés en priorité. Toutefois, les participants auront également l’occasion d’exprimer librement d’autres préoccupations ou propositions qu’ils souhaitent partager», ajoute-t-on du côté du ministère des Arts et de la culture. «C’est précisément la raison pour laquelle la Convention nationale est organisée par secteur : afin de garantir que chaque intervenant dispose de suffisamment de temps et d’espace pour faire entendre sa voix.»
La Convention nationale aura pour mission d’identifier les priorités et de proposer un plan équilibré, avec des mesures à court, moyen et long termes. «Ce n’est pas simplement de lancer des actions rapidement, mais de travailler main dans la main avec les acteurs de l’industrie créative pour mettre en place un environnement solide et durable», précise une source autorisée. Parmi les objectifs: discuter de manière constructive des enjeux financiers des arts et de la culture, du volet formation, des partenariats et «tout ce qui peut renforcer l’écosystème culturel dans son ensemble».
Réviser la loi de 2023
Une fois les échanges terminés à la mairie de Port-Louis, les recommandations doivent servir à l’élaboration d’un plan stratégique «dans les plus brefs délais. Les éléments recueillis au cours de la Convention nationale serviront de base de travail à la création de la National Arts Open Commission». La création de cette nouvelle commission avait été annoncée dans le Budget 2025-2026. Elle aura à son tour la mission de «conseiller (NdlR, les autorités) sur une politique globale en matière d’arts et de culture», avait indiqué le Budget 2025-26.
Après la convention, il faudra alors attendre les nombreuses réformes promises dans ce secteur : la révision de la Status of the Artist Act votée en juillet 2023, mais dont les dispositions pour reconnaître les différentes catégories de professionnels des industries créatives ne se sont pas encore matérialisées ; la refonte de la Mauritius Society of Authors affligée par des problèmes chroniques ; la mise en place d’un cultural desk pour revoir et faciliter l’organisation de concerts et festivals ; l’élargissement du Film Rebate Scheme pour devenir un Cultural Rebate Scheme et une protection plus efficace des vestiges du patrimoine. Le discours-programme, présenté en janvier, indiquait que la National Open Arts Commission verrait le jour d’ici fin 2025. Cette feuille de route mentionnait aussi le projet emblématique de raviver le centre culturel mauricien, en sommeil depuis deux décennies.
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