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«AXCON – Annual HR Congress 2026»

Avinash Ramtohul appelle à une adoption «responsable» de l’IA

10 août 2026, 12:00

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Avinash Ramtohul appelle à une adoption «responsable» de l’IA

Areff Salauroo, CEO de La Sentinelle, et Avinash Ramtohul, ministre des Technologies de l’information, de la communication et de l’innovation. (Photo : © Beekash Roopun)

L’AXCON – Annual HR Congress 2026 de l’Association of Human Resource Professionals of Mauritius (MAHRP) a eu lieu les vendredi 7 et samedi 8 août à l’InterContinental Hotel, Balaclava, sous le thème «The AI Powered Workplace: Building Human-AI Collaboration». Après l’ouverture officielle par le président de la République, Dharam Gokhool, dans la matinée, les travaux se sont déroulés avec plusieurs intervenants.

La soirée a, elle, été marquée par la présence du ministre des Technologies de l’information, de la communication et de l’innovation, Avinash Ramtohul, venu procéder au lancement officiel de l’édition spéciale du magazine AXCON 2026. Prenant la parole, Areff Salauroo, Chief Executive Officer (CEO) de La Sentinelle Ltd, président des Affaires internationales de la MAHRP et président de l’International Confederation of Human Resource Associations (ICHRA), a rappelé que l’association entend jouer un rôle précurseur dans l’anticipation des mutations du monde professionnel. Il a souligné que la MAHRP discutait déjà de «l’avenir du travail» en 2014, avant d’aborder l’IA et la collaboration humainIA dès 2023.

Pour Areff Salauroo, la révolution de l’IA pourrait devenir le principal moteur de la croissance économique. Il estime que l’IA transforme aujourd’hui le travail cognitif comme la révolution industrielle avait transformé le travail physique. Il a ainsi appelé les professionnels des ressources humaines à redéfinir les emplois, développer les compétences et concevoir des environnements où la technologie «amplifie le potentiel humain plutôt que de le remplacer».

«Nous devons utiliser l’IA de manière responsable»

Avinash Ramtohul a insisté sur les opportunités considérables offertes par l’IA, tout en mettant en garde contre ses risques. Revenant sur l’évolution numérique à Maurice, il a rappelé qu’internet avait commencé à transformer le pays dès 1995. Aujourd’hui, les modèles de langage comme ChatGPT, Gemini ou Claude offrent de nouvelles possibilités en matière de productivité.

Le ministre a toutefois souligné que l’utilisation de ces outils doit être encadrée. «Nous devons utiliser l’IA de manière responsable», a-t-il fait ressortir, notamment lorsqu’il s’agit de données personnelles ou professionnelles. Il a cité l’exemple d’une lettre de promotion contenant le nom et le salaire d’un employé sur une plateforme d’IA : sans licence appropriée, ces informations peuvent potentiellement être exposées.

Autres préoccupations : les deepfakes, les faux profils et la diffusion de contenus générés par IA. Selon le ministre, les plateformes numériques perçoivent environ Rs 2 milliards du marché mauricien, ce qui impose, selon lui, une responsabilité accrue envers les utilisateurs. Des discussions sont en cours avec les opérateurs afin de mettre en place un service level agreement concernant notamment le retrait de contenus préjudiciables.

15 000 Mauriciens à former

Pour encadrer cette transformation, le ministère a introduit les lignes directrices FAIR, basées sur quatre principes : Fairness, Accountability, Integrity of Algorithms et Responsibility. Le gouvernement travaille également sur la révision du cadre légal relatif à la cybersécurité et à la cybercriminalité afin de mieux répondre aux nouveaux défis technologiques.

Avinash Ramtohul a également annoncé la mise en œuvre prochaine d’un programme de formation visant à former 15 000 Mauriciens aux technologies de l’IA, notamment des fonctionnaires, des étudiants, des professionnels et des enseignants.

S’adressant particulièrement aux professionnels des ressources humaines, il les a invités à élaborer leurs propres règles d’utilisation de l’IA au sein des entreprises. Pour lui, l’enjeu n’est désormais plus de savoir si l’IA sera adoptée, mais comment les individus, les entreprises et le pays vont apprendre à s’y adapter.

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