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«Drug Prevention Short Clip Competition»
Avec «Une main tendue ou un piège», le Bon Accueil State College remporte le premier prix
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«Drug Prevention Short Clip Competition»
Avec «Une main tendue ou un piège», le Bon Accueil State College remporte le premier prix
La créativité et l’engagement des jeunes ont été récompensés, le mercredi 2 septembre, avec la remise du premier prix au Bon Accueil State College lors de la Drug Prevention Short Clip Competition. Organisé autour du thème Your life matters : nou lavi pli inportan ki ladrog, ce concours a permis aux élèves de mettre leur talent au service de la sensibilisation aux risques et aux conséquences liés à la consommation de drogue.
Lancé le 14 mai par l’Office of the Ombudsperson for Children (OOC), en collaboration avec la Mauritius Film Development Corporation (MFDC) et d’autres acteurs, ce concours invitait les jeunes à faire preuve de créativité et à utiliser le storytelling visuel pour transmettre un message de prévention. Le Bon Accueil State College s’est imposé devant le Marechal College de Rodrigues et le Curepipe College.
Cette victoire récompense le travail de quatre jeunes réalisatrices, Fatimah Bibi Safeenah Fedally, Cheshna Gundowree, Keshika Jadoo et Wazeera Bibi Sowdager, accompagnées dans leur démarche par leur coordinateur de projet, Indrajeet Kumar Seetul. Leur courtmétrage intitulé Une main tendue ou un piège explore les conséquences de choix différents face à la tentation de la drogue. «Nous voulions montrer que la drogue n’est pas une solution, mais un piège déguisé en amitié», expliquent les jeunes réalisatrices. Indrajeet Kumar Seetul résume, pour sa part, l’objectif poursuivi : «Nous voulions que notre film parle à ceux qui ont peur, qui doutent, et nous voulons leur dire que le choix de la vie est toujours possible.»
Le scénario met en scène une jeune fille confrontée à un échec lors d’une audition de danse. Dans un moment de vulnérabilité, une amie lui propose de la drogue. Grâce à l’utilisation du split screen, le film présente alors deux trajectoires possibles : l’une associée à la réussite, à la famille et à l’épanouissement, l’autre conduisant progressivement à la destruction, au vol, à la maladie, à la solitude et à la mort. La production cherche ainsi à montrer que ce qui peut apparaître comme une main tendue peut en réalité devenir un piège.
Pour Cheshna Gundowree, cette expérience a également constitué une occasion de mettre ses compétences au service d’une cause sociale. «Nous avons mis tellement d’efforts dans ce court-métrage. Chaque jour, nous avons appris quelque chose de nouveau, que ce soit sur le cinéma ou sur nous-mêmes», témoigne-t-elle, avant d’ajouter «si nous pouvons sauver ne serait-ce qu’une seule personne, alors tout ce travail n’aura pas été vain.»
Ce projet a nécessité trois mois de travail, notamment durant les temps libres et les vacances scolaires. Zia, membre de l’équipe, raconte que lorsqu’elle a entendu le nom de son collège comme gagnant du concours, elle était «heureuse, mais surtout soulagée de voir que tous nos efforts pouvaient servir à quelque chose de plus grand que nous.»
L’une des particularités du courtmétrage est également son recours à la Mauritian Sign Language (MSL). Avec l’appui de la Society for the Welfare of the Deaf et de l’École des sourds de Maurice, l’équipe a intégré des passages en MSL afin de rendre le message accessible aux personnes sourdes et malentendantes. «Nous avons inclus la langue des signes parce que nous voulions que notre message atteigne tout le monde. Chaque vie compte», souligne Indrajeet Kumar Seetul.
Le travail accompli vaudra ce commentaire élogieux de la rectrice du Bon Accueil State College, Yogeshwaree Appadoo : «Je suis extrêmement fière de nos élèves. Ce projet démontre que la force mentale est la clé d’un mode de vie sans drogue.». Selon elle, les élèves ont compris que «la véritable puissance réside dans la capacité à dire non et à choisir la vie».
L’équipe souhaite prolonger cette démarche de sensibilisation. Des projections-débats et des activités au collège sont envisagées afin de partager l’expérience avec d’autres jeunes. Comme quoi, la prévention peut aussi être portée par la jeunesse elle-même.
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