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Élection présidentielle : De l?estimation aux résultats

22 avril 2007, 00:00

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Les sondages, c?est fini, voici venu le temps des estimations. Aujourd?hui, à 20 heures (NdlR heure de France), les téléspectateurs verront apparaître sur leur écran les noms des deux candidats qualifiés pour le second tour, et ceux des vaincus du premier tour, avec leur score, à une décimale après la virgule.

Le résultat d?une estimation réalisée à partir des dépouillements des premiers bulletins, dans les bureaux de vote-type sélectionnés par les instituts de sondage ? au nombre de 300 environ pour CSA, associé au Monde, à Direct 8, à France Info et à France 3 pour cette élection.

La fermeture de la plupart des bureaux de vote se faisant à 18 heures, les sondeurs disposent en général, à partir de 18 h 30, d?une première estimation, qui donne de façon assez précise ce que sera le score final.

À 20 heures, lorsque ferment les derniers bureaux, l?estimation, réalisée alors à partir de dizaines de milliers de bulletins de vote, est jugée suffisamment fiable pour faire office de résultat définitif, affiché sur les écrans des chaînes, sans attendre les chiffres officiels du ministère de l?intérieur.

Ces estimations, fondées sur de vrais votes, ne doivent pas être confondues avec les fameux sondages « sortie des urnes » (SSU), réalisés tout au long de la journée, auprès des citoyens qui viennent de voter.

La différence de résultats peut parfois être importante, car les votants « ne nous disent pas forcément ce qu?ils ont voté, même s?ils sont en général plus sincères que dans des sondages classiques », relève Roland Cayrol, directeur de CSA.

Savoir qui a voté pour qui

Ces SSU ne servent pas à évaluer les scores des candidats, mais à savoir qui a voté pour qui, comment, pourquoi. Les données recueillies permettront, tout au long de la soirée, aux politologues de faire leurs premiers commentaires sur la façon dont les Français ont voté, par catégorie socio-professionnelle, sexe, région, etc. Quant aux sondages des Renseignements généraux (RG), ils relèvent désormais du mythe de campagne, puisqu?ils ont été interdits par Jean-Pierre Chevènement lorsqu?il était ministre de l?Intérieur.

Seuls les préfets sont priés de faire leur propre estimation pour le compte du ministère, ils peuvent alors éventuellement s?appuyer sur les RG.

@ 2 007 Le Monde ? Pascal Galinier ? (Distribué par The New York Times Syndicate)

PETITES PHRASES DE CAMPAGNE

● Nicolas Sarkozy, candidat UMP : « À tous les Français je voudrais faire partager le rêve d?une France qui se lève pour dire « non » à ceux qui n?envisagent pour elle qu?un destin médiocre et un rôle subalterne. » (Meeting à Marseille).

● Ségolène Royal, candidate PS : « Vous voulez le changement, vous ne le regretterez pas car le changement paisible, harmonieux, la force tranquille, elle est là devant vous ! » (Lors d?un meeting à Nantes).

● Jean-Marie Le Pen, candidat FN : « La bataille politique, c?est une bataille. Chacun a le droit et le devoir de dire aux citoyens : « c?est moi le meilleur, l?autre est moins bon que moi ». » (Émission « Face à la Une » sur TF1).

● François Bayrou, candidat UDF : « Le PS et l?UMP veulent ensemble conserver leurs privilèges, ce monopole qui fait qu?ils ont tout le pouvoir en France depuis 25 ans. » (RMC et BFM-TV).

● José Bové, candidat altermondialiste : « Les onze qui se présentent à côté de moi, ce sont les mêmes, toujours la même bande. Je suis le seul différent de tous ceux qui étaient déjà là en 2002. » (Canal +)

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