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«Le PM a été induit en erreur au sujet du Morne»
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«Le PM a été induit en erreur au sujet du Morne»
● On a sacrifié votre projet IRS mais grâce à ce « sacrifice », le Morne a pu être inscrit sur la liste du patrimoine mondial. Vos sentiments ?
Mettons d?abord les choses dans leur juste perspective. L?ICOMOS a, selon le communiqué du gouvernement vendredi dernier, fait savoir que le dossier du Morne a été retenu pour figurer sur la liste des sites qui demandent leur inscription cette année. Ce dossier sera débattu lors de la 32e session du World Heritage Committee au Quebec du 2 au 11 juillet prochain. J?aimerai faire ressortir que c?est sur la base du «management plan» que le gouvernement a présenté, que cette pré-inscription s?est faite. Mais une chose m?étonne. Les conditions de l?UNESCO stipulent qu?un site ne peut être inscrit au classement s?il y a des contestations autour des terres qui l?entourent. La question est donc comment le Morne a-t-il pu, lui, être inscrit sur la liste ?
● Que voulez-vous dire ? Il n?y a plus de contestation puisque le gouvernement a repris les 360 arpents qui étaient destinés au projet IRS !
Non, ce n?est pas exact. Il y a une confusion dans ce que dit le gouvernement dans la mesure où il n?y a pas 360A de terres concernées mais 727A ! Les terres n?ont jamais été reprises parce qu?il s?agissait de terres privées et non de terres à bail comme stipulé dans le communiqué du gouvernement. Effectivement en janvier 2007, une communication émanant du gouvernement et publiée dans «la voix créole» relate que le cabinet avait demandé à l?Attorney général de servir une notice à la SMB pour le retrait de 360A de terres considérées comme « louées à bail ». Devant la justification de mes titres de propriété et après consultation du State Law Office (SLO) par le gouvernement, il s?est rendu compte qu?il ne pouvait pas reprendre ces terres pour la simple raison que ces terres appartiennent en grande partie a la SMB. De ces 360 arpents, nous avons des droits de gardiennage sur 219 arpents et sur les 141 restants, nous avons ce qu?on appelle un perpetual grazing lease. Ces terres-là ne peuvent être reprises parce que nous avons obtenu ces droits en échange de 189 arpents de terres privées que nous avions donnés au gouvernement en 1904.
● Vous dites que le gouvernement ne peut pas reprendre ces terres-là ?
Mais on ne peut pas reprendre un bail qui n?existe pas. Le gouvernement peut reprendre des terres quand elles ont été données en concession sans contrepartie. Mais là, il y a eu un échange de terre ! Avant de les reprendre, il faut les acheter ! Je pense que le Premier ministre a été induit en erreur puisqu?il a annoncé que ces terres avaient été reprises depuis janvier 2007. J?ajoute que le comité en charge du dossier du Morne est au courant de tout ce que j?avance car de nombreux courriers émanant dudit comité ont été adressés à la SMB à l?effet de trouver des solutions !
● Mais ces 360 arpents dont on parle, ne les aviez-vous pas vendus aux promoteurs britanniques du projet IRS ?
Non, la SMB a vendu 367 arpents de terres privées aux Anglais (MPP) qui se trouvent à côté des 360A en question et après avoir obtenu un letter of intent pour la réalisation d?un projet IRS qui avait obtenu l?aval de l?UNESCO ! J?ajoute que le gouvernement a perçu plus de £700 000 de taxes sur cette transaction. Mais bien que cette dernière ait eu lieu, le gouvernement a décidé de faire venir un deuxième expert, le Dr Odendaal qui a convaincu le Morne Heritage Trust de revoir les Planning Policy Guidance 2 (PPG2) du Morne et de ne plus permettre le développement du consortium anglais MPP et de celui de Rogers Group.
Mais le problème reste : «les terres». Les conditions de l?UNESCO sont claires et ne souffrent d?aucune exception. Afin de faire respecter une core zone il faut contrôler les terres.
Le gouvernement veut les terres, il doit les racheter ou les échanger.
Ce qui est vraiment dommage c?est que la SMB et MPP étaient, et sont toujours disposés à trouver des solutions avec le gouvernement pour concilier le développement et l?ouverture des terres comme accepté par le premier rapport de l?UNESCO. Depuis que le Morne Heritage Trust est dirigé par l?Hon. Gowressoo & Mademoiselle Anquetil, ils n?ont jamais pris en considération nos solutions et aujourd?hui, faute d?une solution rapide, nous serons obligés d?avoir recours à la justice pour faire valoir nos droits.
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