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Hausse du prix de l’essence

Les chauffeurs de taxi inquiets

17 août 2026, 14:00

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Les chauffeurs de taxi inquiets

Les effets de la récente hausse du prix de l’essence se font déjà sentir sur le quotidien des chauffeurs de taxi, trois jours après l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs. Une situation qui inquiète les professionnels du secteur, déjà confrontés à l’augmentation de leurs dépenses et à la difficulté de maintenir leurs revenus.

À Baie-du-Tombeau, les chauffeurs de taxi desservant notamment Port-Louis ont déjà commencé à ajuster leurs tarifs. La course normale vers la capitale a augmenté de Rs 5. Toutefois, lorsque le passager reste dans la même localité, le tarif demeure inchangé.

Pour les chauffeurs, cette augmentation représente une nécessité plutôt qu’un choix. Avec une hausse de Rs 6,40 du litre d’essence, leurs dépenses quotidiennes augmentent considérablement. «Je dois ainsi parcourir les mêmes distances tout en faisant face à des coûts de fonctionnement plus élevés. Mais faire accepter cette augmentation aux passagers n’est pas toujours facile», témoigne Ben qui opère non loin de la gare du Nord.

D’autres chauffeurs expliquent qu’ils doivent tant bien que mal justifier cette hausse auprès de leur clientèle, alors que de nombreux passagers sont eux-mêmes confrontés à l’augmentation générale du coût de la vie. «Notre situation mérite une attention particulière de la part des autorités. Nous demandons notamment que la question des subventions et des aides destinées aux taxis soit réexaminée. Contrairement aux autobus, nous, chauffeurs de taxi, ne bénéficions pas d’une allocation mensuelle nous permettant d’absorber une partie de la hausse de nos dépenses.»

Les professionnels du secteur craignent ainsi que la situation ne devienne encore plus difficile dans les prochains mois. Ils appellent à une réflexion sur les tarifs de transport afin de trouver un équilibre entre les besoins des chauffeurs et la capacité financière des passagers. Selon eux, si aucune mesure n’est prise pour accompagner les chauffeurs, la profession risque de devenir «de plus en plus difficile».

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