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« Les vendeurs de lait en poudre profitent de l?absence de cadre légal »
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« Les vendeurs de lait en poudre profitent de l?absence de cadre légal »
<B> Vous avez visité les Breastfeeding Clinics des hôpitaux régionaux. Qu?avez-vous noté ? </B>
Je constate que les mamans reçoivent le soutien nécessaire du personnel soignant, des médecins et des conseillères en allaitement maternel. Les mères à qui j?ai parlé sont très positives face à l?allaitement maternel et comprennent les bénéfices que leurs bébés et elles-mêmes peuvent en tirer. Cela dit, je remarque que les conseillères ne sont pas rémunérées comme il se doit pour le travail remarquable qu?elles abattent. Je leur conseillerai aussi de mettre à jour leurs connaissances au moins deux fois par an.
<B> À quel point Maurice se conforme-t-elle au Code international sur la commercialisation des substituts au lait maternel ? </B>
Les représentants des sociétés qui commercialisent le lait en poudre profitent de l?absence d?un cadre légal pour vendre leurs produits à un prix très bas dans les hôpitaux. Lorsque la mère rentre chez elle, elle aura tendance à rechercher le même produit qui se vend plus cher. Selon le code, les représentants ne sont pas censés être présents dans les établissements hospitaliers. Le Code international sur la commercialisation des substituts au lait maternel, qui date de 1981, n?a pas force de loi chez vous ; c?est une recommandation qui lie votre pays éthiquement et non légalement.
Les abus vont donc se poursuivre? J?ai parlé au Chief Medical Officer et il a exprimé son souhait de finaliser la loi avec l?aide de l?Institut pour la protection des consommateurs.
<B> Pensez-vous que nos hôpitaux sont « baby friendly »? </B>
Je trouve que vos hôpitaux sont d?un très bon niveau. À la maternité, dans les cas où les mères sont dans l?incapacité d?allaiter, les bébés sont nourris à l?aide de petites tasses au lieu de biberons, ce qui est très bien car ils ne s?habituent pas à la tétine.
<B> Vous avez également eu une rencontre avec le ministre du Travail et de l?emploi. De quoi avez-vous discuté ? </B>
Nous avons eu des discussions sur la mise en place de la convention du Bureau international du travail (BIT) sur la protection de la maternité. La plupart des recommandations sont respectées à Maurice. Nous avons aussi évoqué le fait que le BIT conseille jusqu?à 18 semaines de congé maternité au lieu de 12 actuellement ici.
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